La France durcit la protection des fonctionnaires et le contrôle des réseaux sociaux

La France durcit la protection des fonctionnaires et le contrôle des réseaux sociaux©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 23 octobre 2020 à 14h58

Ces mesures viendront s'ajouter au projet de loi sur le séparatisme dont le Parlement sera saisi d'ici la fin de l'année, a dit Jean Castex avant d'en donner le détail.

Jean Castex s'est exprimé vendredi à l'issue d'un nouveau conseil de défense qui s'est tenu sur le sujet à l'Elysée, le deuxième depuis l'assassinat de Samuel Paty, auquel participaient notamment les ministres de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

La protection des fonctionnaires va être renforcée et la surveillance des réseaux sociaux intensifiée, a annoncé le chef du gouvernement au cours d'une très brève déclaration à la presse. Ces mesures viendront s'ajouter au projet de loi sur le séparatisme dont le Parlement sera saisi d'ici la fin de l'année, a dit Jean Castex avant d'en donner le détail.

Depuis l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty à Conflans Sainte-Honorine, Emmanuel Macron veut durcir la loi contre les séparatismes. Il en avait exposé les grandes lignes début octobre aux Mureaux, dans les Yvelines.

Possibilité de sanctions

"D'une part le renforcement de la protection des fonctionnaires et des agents publics en pénalisant ceux qui font pression sur eux et sur le fonctionnement des services publics par des propos ou des comportements comme cela s'est produit à Conflans-Sainte-Honorine à l'encontre de M. Paty et de la proviseure du collège (du Bois d'Aulne).

"Deuxièmement, la possibilité de sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d'autrui."

"La surveillance des réseaux sociaux et la lutte contre la haine en ligne seront intensifiées", a-t-il ajouté, avec un renforcement "sans délai" des effectifs de la plateforme de signalement Pharos et la création d'un pôle spécifique au parquet de Paris "pour centraliser les poursuites et donc en améliorer l'efficacité".

Pas de mention d'un "délit de séparatisme"

Le Premier ministre n'a pas fait état en revanche d'un éventuel "délit de séparatisme" évoqué ces dernières heures par les médias. Mais Jean Castex a annoncé qu'un autre conseil de défense serait convoqué prochainement.

Depuis l'attaque de vendredi dernier à Conflans-Sainte-Honorine, l'exécutif a promis de mener un combat "sans faille" contre l'islamisme radical, "idéologie de destruction de la République" selon les termes employés mardi par Emmanuel Macron

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