La France élue "pays de l'année" 2017 par The Economist

La France élue "pays de l'année" 2017 par The Economist©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 20 décembre 2017 à 18h20

'The Economist' a consacré mercredi la France "pays de l'année 2017". L'hebdomadaire britannique, connu pour ses choix libéraux en matière d'économie, l'a élue pour avoir fait "le choix de l'ouverture" en élisant Emmanuel Macron à la présidence de la République.

"Emmanuel Macron, un jeune ex-banquier qui n'avait le soutien d'aucun parti traditionnel, a remporté la présidence. Puis La République En Marche, le tout nouveau parti de Monsieur Macron, plein de novices politiques, a écrasé la vieille garde pour remporter la plupart des sièges à l'Assemblée nationale", se réjouit 'The Economist'.

De quoi donner "espoir à ceux qui pensent que la vieille division droite-gauche est moins importante que celle entre l'ouverture et la fermeture" au monde, poursuivent les auteurs de l'article.

Une présidence "jupitérienne"

"M. Macron a fait campagne pour une France ouverte aux gens, aux idées et aux biens étrangers, et pour le changement social en interne", écrit-il, ajoutant : "En six mois, il a fait adopter avec son parti une série de réformes sensées, dont une loi anti-corruption et une réforme de la réglementation rigide du travail en France".

"Les critiques raillent sa volonté de grandeur (mais qualifier sa présidence de "jupitérienne" est un peu exagéré). Ils se plaignent que ses réformes ne vont pas assez loin, ce qui est vrai. Mais ils oublient que, avant son arrivée, la France paraissait irréformable, offrant aux électeurs le choix entre la sclérose et la xénophobie."

La Corée du Sud avait ses chances

"La lutte entre les visions ouvertes et fermées de la société est peut-être le combat politique le plus important aujourd'hui dans le monde. La France a fait face aux dresseurs de barrières et les a battus. Pour cela, elle est notre pays de l'année", conclut le journal, qui récompense chaque année depuis 2013 l'un d'entre eux.

La Corée du Sud faisait partie de la "short list" pour le titre. Le pays "a connu une année extraordinaire, endurant les menaces de missiles de la part de son voisin du Nord. Ce n'est pas entièrement nouveau - la Corée du Nord a juré d'immoler le Sud pendant des décennies - mais les tensions ont augmenté de façon alarmante cette année, alors que le président Donald Trump et Kim Jong-un échangeaient des railleries, se qualifiant d'"homme fusée" ou de "radoteur américain mentalement dérangé", explique le magazine.

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