La Haute-Marne vote déjà le retour aux 90 km/h

La Haute-Marne vote déjà le retour aux 90 km/h©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 24 mai 2019 à 10h25

Le conseil général se prépare à voter le retour en arrière... Mais pour pouvoir repasser à 90 km/h sur les routes de Haute-Marne, les automobilistes devront attendre que la loi moi mobilités, qui assouplit la réforme, soit votée - pas avant l'été.

C'est le premier département à renoncer à la limite de 80 km/h depuis que le gouvernement leur a donné la main pour fixer eux-mêmes la vitesse maximale automobile. La Haute-Marne va voter ce vendredi après-midi le retour aux 90 km/h sur une partie de ses routes départementales, selon plusieurs médias.

Cela concerne 476 kilomètres de routes au total mais uniquement des départementales, puisque le conseil général n'a pas de pouvoir sur les routes nationales, rappelle RTL. Après un vote en séance officielle ce vendredi matin, la décision serait posée sur la table du préfet de la région, avant l'avis de la commission départementale de la sécurité routière, qui est seulement consultatif.

Acheter de nouveau panneaux

Mais pour pouvoir repasser à 90 km/h sur les routes de Haute-Marne, les automobilistes devront attendre que la loi moi mobilités, qui assouplit la réforme, soit votée - pas avant l'été. Une quarantaine d'autres départements pourraient se lancer eux aussi.

"On va acheter les nouveaux panneaux et programmer la pose", a confié au 'Parisien' Nicolas Lacroix, président Les Républicains (LR) du département de la Haute-Marne. Le coût estimé est de 100.000 euros... Une enveloppe que l'élu tient à comparer aux "3 millions d'euros investis chaque année" pour l'entretien du réseau.

Rétropédalage

Portée par le Premier ministre, la réduction de la vitesse de 90 à 80km/h sur les routes secondaires - soit 40% du réseau routier français - est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 et doit permettre selon l'exécutif de sauver jusqu'à 400 vies par an.

Cette mesure, qui fera l'objet d'une évaluation en juillet 2020, est vivement contestée et sa suppression figurait même parmi les revendications des "Gilets jaunes" qui manifestent depuis le 17 novembre. Face à la fronde, Emmanuel Macron a ouvert la porte sous conditions mi-janvier lors du grand débat national à un assouplissement, finalement concrétisé par Edouard Philippe mi-mai.

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