La pauvreté, "problème criant" de l'économie russe, estime Medvedev

La pauvreté, "problème criant" de l'économie russe, estime Medvedev

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, lors d'une interview à la télévision à Moscou, le 30 novembre 2017

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AFP, publié le jeudi 30 novembre 2017 à 12h37

La pauvreté reste un "problème criant" de l'économie russe, malgré le retour de la croissance, a estimé jeudi le Premier ministre Dmitri Medvedev, à quatre mois de la présidentielle.

"La pauvreté est l'un des problèmes les plus criants de notre économie actuelle, qui constitue le résultat du développement insuffisant de l'économie", a déclaré M. Medvedev, lors d'une interview retransmise à la télévision.

"Il est très important que nous prenions des mesures concrètes destinées à la lutte contre la pauvreté", a-t-il ajouté, alors que se profile l'élection présidentielle en mars.

Le président Vladimir Poutine, qui sauf énorme surprise devrait briguer un quatrième mandat, avait annoncé mardi une série de mesures de politique familiale. L'objectif est d'inciter les Russes à avoir plus d'enfants, dans un contexte de situation démographique se dégradant de nouveau après la grave crise suivant la chute de l'URSS.

La Russie a connu une lourde récession en 2015 et 2016, en raison de l'effondrement des cours du pétrole, ainsi que des sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne, qui a mis en difficulté de nombreux Russes confrontés à l'envolée des prix.

Le pays a retrouvé le chemin de la croissance en 2017, mais son économie reste plombée par des freins structurels et les effets de la reprise tardent à se ressentir sur la population.

Dans un rapport publié mercredi, la Banque mondiale (BM) a affirmé que l'économie russe avait retrouvé une croissance modeste cette année, portée notamment par la conjoncture mondiale et la hausse des prix des hydrocarbures, mais la BM a souligné que le taux de pauvreté restait élevé.

"La baisse de l'inflation et la hausse des revenus réels ont mené à une diminution modeste du taux de pauvreté au premier semestre 2017 sur un an", souligne dans un rapport Andras Horvai, responsable de la Russie pour la BM.

"Le taux de pauvreté actuel à 14,4% reste néanmoins élevé et la part de personnes vulnérables, qui pourraient tomber dans la pauvreté, est en hausse", rappelle-t-il, soulignant la nécessité d'un renforcement des mesures sociales dans le pays.

Le nombre de Russes jugés en position de sécurité économique, c'est-à-dire à l'abri de tomber dans la pauvreté, représente désormais moins de la moitié de la population. Cette proportion a chuté de 10 points de pourcentage entre 2014 et 2016, s'établissant à 46,3% de la population, selon la BM.

 
1 commentaire - La pauvreté, "problème criant" de l'économie russe, estime Medvedev
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    JON-DE-LIONNE -

    Encore de la censure, toujours de la censure injustifiée sur le forum orange
    et bien puisque dans cette rubrique " finance" il semblerait qu'il y ait un bug ....
    référence à l'article :

    Carte grise sur Internet : une situation kafkaïenne
    Statut : refusé
    Il y a 14 minutes
    le 30 11 2017 à 12 33

    les fonctionnaires des préfectures ont bien compris quels bénéfices immédiats ils pouvaient tirer de la "complication" des remises de cartes grises aux usagers!

    c'est honteux et scandaleux que de tels comportements...et ce ne sont pas des propos comme ça en l'air , mais uniquement des faits avérés vérifiables et démontrables !

    plus de trois mois pour obtenir une nouvelle carte grise après une perte de papiers...et alors quand cela tombe au moment d'un contrôle technique ...alors là c'est franchement un moment historique synthétisant toute la connerie de la France résumée dans son administration et ses fonctionnaires :
    " oui mais pour faire le contrôle technique il faut la carte grise, ...oui mais pour faire la carte grise il faut le contrôle technique...on croirait des Gogols dans un bocal à poissons rouges !



    référence à l'article :

    Esclavage en Libye : l'Afrique, l'UE et l'ONU s'allient
    Statut : refusé
    Il y a 36 minutes
    le 30 11 2017 à 12 12

    Au delà de la gravité de la situation , l'utilisation d'un tel titre pour l’article éclaire à lui seul toute la complexité de la situation.
    l'Afrique est un continent , un lieu géographique que l'on vient associer sur le même plan à une UE ( ?) - on ne sait si on évoque la position géographique ou autre chose- et à un " bidule " dont chacun définit le niveau de démocratie qui lui convient à un moment ou à un autre dans des errements opportunistes qui peuvent ou pourraient servir "la Cause".

    Quelle cause? on ne sait !
    Quels alliés de l’Afrique avec qui ? pour faire quoi ?

    Autant de voie de vagabondage intellectuel et qui dure depuis des décennies....sinon voila fort longtemps, et depuis le temps ou l'ONU et L'UE veulent montrer leur muscle( singulier intentionnel) que les Africains se seraient pris en main ...et auraient dit merci à ces "bestioles administratives" qui sont autant de vers leur suçant la moelle.

    Que fait donc MAcron en Afrique ?

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