La présentation du plan pauvreté décalée à la rentrée

La présentation du plan pauvreté décalée à la rentrée©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 04 juillet 2018 à 21h25

La présentation du plan de lutte contre la pauvreté était initialement prévue pour la semaine prochaine, mais le gouvernement a décidé de la décaler à la rentrée. Selon France Inter, qui a révélé l'information, la décision serait liée à une question de calendrier sportif, alors que l'équipe de France joue vendredi les demi-finales de la Coupe du monde de football.

"L'annonce se fera mieux qu'entre deux matchs de l'équipe de France", selon une source élyséenne citée par la radio. "Il faut parler à un moment où l'opinion comprendra les enjeux du problème et l'action que compte déployer le président de la République", ajoute un conseiller.

8,7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté

La ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn avait laissé entendre que la présentation du plan, prévue "autour du 10 juillet", pourrait se faire attendre. "Nous verrons si l'équipe de France est en demi-finale ou pas", a-t-elle dit sur LCI. "Ce plan est très attendu, on en a besoin, il y a une vraie difficulté aujourd'hui à ré-accéder à l'emploi, on voit bien qu'il y a une partie de la population qui est exclue de la société avec de très grandes difficultés pour y revenir et surtout des personnes qui sont assignées à résidence dans la pauvreté dès la petite enfance".

Le taux de pauvreté en France est passé de 14,2% en 2015 à 13,9% en 2016, selon l'Insee, qui dénombre 8,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire - soit 1.015 euros par mois. En 2015, un enfant sur cinq, soit trois millions, vivait dans une famille pauvre et près de 36% de familles monoparentales vivaient sous le seuil de pauvreté.

Promesses de campagne

Accusé par l'opposition de mener une politique favorable aux plus aisés, Emmanuel Macron avait promis pendant la campagne présidentielle de soutenir et d'accompagner "les plus fragiles". Il s'était notamment engagé à mettre en place un "versement social unique" regroupant toutes les allocations sociales, qui seraient versées "le même jour du mois, un trimestre maximum après la constatation des revenus", afin de lutter contre le non-recours aux aides sociales.

L'augmentation de 50% du montant de la prime d'activité figurait également dans son programme et sera donc revalorisée mais "on peut en revanche interroger sa construction et ses bénéficiaires", avait indiqué début juin Agnès Buzyn . La "Garantie Jeunes", un dispositif d'accompagnement des jeunes de 16 à 25 ans vers l'insertion, pourrait elle être généralisée à 200.000 d'entre eux.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU