La privatisation de la FDJ pourrait débuter dès novembre selon Le Maire

La privatisation de la FDJ pourrait débuter dès novembre selon Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 29 août 2019 à Paris

AFP, publié le dimanche 01 septembre 2019 à 11h24

La privatisation de la Française des jeux (FDJ) pourrait débuter dès le mois de novembre, a affirmé dimanche le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, interrogé sur le sujet lors de l'émission le Grand Rendez-vous.

"Notre volonté est que la FDJ puisse être privatisée d'ici à la fin de l'année, sans doute avant la fin du mois de novembre, sauf chute des marchés d'ici là. Courant novembre, les particuliers pourront acheter des titres", a déclaré M. Le Maire, lors de l'émission d'Europe 1-CNews-Les Echos.

"Nous réfléchissons à des possibilités de décote sur le prix de l'action. Je souhaite que les Français y participent le plus largement possiblement avec, par exemple, des actions gratuites en fonction de la durée de détention de ces titres", a ajouté le ministre.

Si les conditions de la privatisation sont toujours "en cours de définition", Bruno Le Maire l'a de nouveau justifiée, en estimant que "le rôle de l'Etat n'est pas de s'occuper des jeux de tirage et de grattage" mais d'en garantir le contrôle avec la mise en place d'une autorité de régulation des jeux dont "le président sera nommé dans les prochaines semaines".

Avec sa loi Pacte, le gouvernement a ouvert la voie à un vaste programme de cessions d'actifs pour alimenter un fonds de 10 milliards d'euros consacré à l'innovation: si le projet de privatisation du gestionnaire des aéroports de Paris, le Groupe ADP, se heurte à référendum d'initiative partagée (RIP), le processus suit normalement son cours pour la FDJ.

L'Etat détient actuellement 72% du capital de la FDJ. Il en gardera 20% à l'issue du processus de privatisation "pour s'assurer du contrôle sur l'addiction en complément de la future autorité", a expliqué le ministre.

Actuellement, aux côtés de l'Etat, quelque 14% du capital est détenu par des associations d'anciens combattants, "qui garderont une place au conseil d'administration", a souligné Bruno Le Maire.

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