La récession de l'économie française revue à la baisse en 2020

La récession de l'économie française revue à la baisse en 2020
Sur le seul quatrième trimestre 2020, le recul du PIB est de 1,4%, selon l'Insee

AFP, publié le vendredi 26 février 2021 à 11h32

L'économie française a chuté de 8,2% l'an dernier, a indiqué vendredi l'Insee, soit une baisse un tout petit peu moins forte que les -8,3% précédemment estimés, mais qui confirme la récession historique subie par le pays du fait de la pandémie.

L'économie française a chuté de 8,2% l'an dernier, a indiqué vendredi l'Insee, soit une baisse un tout petit peu moins forte que les -8,3% précédemment estimés, mais qui confirme la récession historique subie par le pays du fait de la pandémie.

Sur le seul quatrième trimestre 2020, le recul du PIB est de 1,4%, contre -1,3% estimé auparavant, évalue également l'Insee, qui précise que l'économie française a terminé l'année 2020 avec une activité 4,9% en dessous de son niveau du dernier trimestre 2019, soit avant l'apparition de l'épidémie de Covid-19.

Comme indiqué fin janvier, lors de la publication des premières estimations, la récession s'explique principalement par la forte baisse des dépenses de consommation des ménages (-7%), empêchées par les périodes de confinement et les restrictions d'activité, la contraction des investissements (-10,3%), et le plongeon des exportations (-16,3%), bien supérieur à la réduction des importations.


Les données détaillées publiées par l'Insee vendredi confirment également que les revenus et le pouvoir d'achat des ménages ont bien résisté durant la crise, grâce aux mesures de soutien mises en place par le gouvernement (chômage partiel, aides spécifiques aux plus modestes, etc.) et à des baisses d'impôts (impôt sur le revenu, taxe d'habitation). 

Leur revenu disponible brut a ainsi progressé de 1,1% sur l'ensemble de l'année, et le pouvoir d'achat a progressé de 0,6%. Il est toutefois resté stable, lorsqu'on le considère par unité de consommation, c'est-à-dire en tenant compte de la composition des ménages.

"L'effet conjoint de la hausse du pouvoir d'achat et de la baisse des dépenses de consommation induit une forte hausse du taux d'épargne des ménages", souligne encore l'Insee.

Sur l'année, ce taux a grimpé à 21,3%, contre 14,9% en 2019, illustrant à la fois la constitution d'une épargne forcée, du fait des restrictions d'activité, mais aussi d'une épargne de précaution, liée aux inquiétudes sur l'avenir.

Enfin, le taux de marge des entreprises a poursuivi son rattrapage au dernier trimestre, mais sur l'ensemble de 2020, il touche son plus bas niveau depuis 1985, à 29,3% (-4 points sur un an).

Toutefois, "environ un quart de cette chute est liée à la suppression du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) début 2020, alors qu'en 2019, (les entreprises) bénéficiaient à la fois du CICE et des allègements des cotisations sociales qui l'ont remplacé", précise l'Insee.

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