La rentrée universitaire coûtera 76 euros de plus

La rentrée universitaire coûtera 76 euros de plus©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 17 août 2020 à 18h27

Selon le 18e baromètre de la Fédération des associations générales étudiantes, le coût moyen de la rentrée 2020 est estimé à 2.361 euros pour les jeunes inscrits dans l'enseignement supérieur...

En temps de Covid-19, la rentrée universitaire 2020 s'annonce plus chère que les éditions précédentes... Selon le 18e baromètre de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) dévoilé par 'Le Parisien', le coût moyen de la rentrée 2020 est évalué à 2.361 euros pour les jeunes inscrits dans l'enseignement supérieur, soit une augmentation de 76 euros par rapport à 2019.

"Cette année, la situation est exceptionnelle : la crise sanitaire que nous traversons depuis plusieurs mois maintenant s'accompagne aujourd'hui d'une forte crise sociale et économique qui vient fortement impacter les jeunes et les étudiants", explique la première fédération étudiante.

Dans le détail, les frais de la vie courante, mensuels et récurrents atteignent 1.193 euros (soit une augmentation de 5,13% par rapport à l'année 2019) et les frais spécifiques de rentrée, comme les frais d'inscription, la cotisation à la Contribution Vie étudiante et de Campus ou encore la souscription d'une assurance logement s'élèvent à 1.168 euros pour 2020 (+1,52% par rapport à 2019).

Un budget masques à prévoir

Les frais restent toujours plus chers en Île-de-France. Selon la Fage, un étudiant francilien "déboursera en moyenne 2.545,82 euros lors de sa rentrée tandis qu'un étudiant en région dépensera en moyenne 2.283,95 euros". Ces évolutions importantes s'expliquent notamment par l'arrivée de nouvelles dépenses obligatoires pour les étudiants en raison de la crise sanitaire, comme les masques.

Selon les estimations de la Fage, à raison de trois masques jetables par jour, le budget "gestes barrière" s'élève à 31,75 euros par mois. "Cela n'est pas anodin, c'est l'équivalent de déjeuner au restaurant universitaire pendant deux semaines", souligne la présidente de la Face Orlane François sur 'France Inter'.

Pour rappel, "le port du masque dans les salles d'enseignements est fortement recommandé", a précisé le ministère de l'Enseignement supérieur, qui a publié début août une circulaire devant permettre aux universités et grandes écoles "d'accueillir le plus grand nombre d'étudiants, dans le respect des consignes sanitaires".

Des difficultés à trouver un emploi saisonnier

Si des premières mesures ont été prises par le gouvernement pour venir lutter contre la précarité comme la baisse du prix de la restauration universitaire à 1 euro pour les boursiers et l'augmentation des bourses de 1,2%, elles ne concernent que les étudiants boursiers, déplore par ailleurs la première fédération étudiante.

Alors qu'aujourd'hui plus d'un quart des étudiants "sont forcés de se salarier pour pouvoir vivre décemment", entraînant des échecs et des décrochages importants, la crise sanitaire vient encore une fois renforcer la difficulté de ces jeunes contraints à travailler, selon la Fage. En effet, de nombreux jeunes n'ont pas trouvé d'emploi saisonnier "qui leur aurait permis de financer leur année dans le supérieur", et ils seront aussi nombreux à avoir "des difficultés à trouver un emploi étudiant pour l'année à venir"...

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