La répression des fraudes enquête sur le Nutella soldé chez Intermarché

La répression des fraudes enquête sur le Nutella soldé chez Intermarché
Nutella tartine

Boursier.com, publié le mardi 30 janvier 2018 à 15h53

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux, et même des médias traditionnels : des consommateurs en venant aux mains pour acheter dans les rayons de plusieurs magasins Intermarché de la pâte à tartiner. Il faut dire que le prix était alléchant : le pot de 950 g de Nutella était proposé à 1,41 euros, au lieu de 4,70 euros. Mais l'hystérie et la publicité autour de l'événement ont provoqué les doutes au sein de la répression des fraudes, qui a décidé de mener l'enquête.

Selon les informations du 'Parisien' mardi, la DGCCRF, va effectuer des contrôles pour tenter d'en savoir plus. Plusieurs cas de figures sont possibles : Intermarché pourrait avoir proposé ses pots de pâte à tartiner sous forme de soldes, et respecterait ainsi la loi, puisque la revente à perte est alors autorisée, sous certaines conditions - les articles doivent avoir été achetés au moins un mois plus tôt et les prix fixés rester raisonnables. Mais dans le cas d'une promotion, "le dumping serait alors interdit", explique le quotidien. Le fabricant Ferrero a indiqué ne pas avoir proposé son proposé ses produits à prix cassés, laissant la seule responsabilité de l'opération à Intermarché. Il déplore d'ailleurs "cette opération et ses conséquences".

Débat sur les prix

Autre mauvaise nouvelle pour Intermarché : l'affaire du Nutella tombe à quelques heures de la présentation du projet de loi Alimentation, programmée pour mercredi. 'Le Parisien' rappelle que le texte prévoit notamment de limiter les remises promotionnelles à 34% du prix d'achat par le distributeur, bien en dessous du rabais de 70% accordé sur la pâte à tartiner.

L'affaire risque de ne pas s'arrêter là, puisque Intermarché a une nouvelle fois provoqué la frénésie ce mercredi dans plusieurs magasins, cette fois avec des couches Pampers, proposées à 7,18 euros, contre un prix habituel de 23,95 euros. "C'était l'horreur ! C'est devenu ingérable. Environ 250 personnes étaient présentes à l'ouverture spécialement pour acheter des couches. Des femmes se sont battues, nous avons été contraints d'appeler les forces de l'ordre. Le personnel était à bout", témoigne la gérante du magasin de Metz Vallières, interrogée par 'Le Républicain Lorrain". L'opération doit être renouvelée mercredi matin...

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