Le bitcoin, une "monnaie ubérisée" mais pas sans danger

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 Le bitconi, devise virtuelle, répond à une volonté "d'ubériser" la monnaie mais n'est pas sans danger, selon les économistes

Le bitconi, devise virtuelle, répond à une volonté "d'ubériser" la monnaie mais n'est pas sans danger, selon les économistes

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© AFP, ANTHONY WALLACE
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AFP, publié le vendredi 24 novembre 2017 à 13h43

Le bitcoin, devise virtuelle qui n'en finit plus de flamber, répond à une volonté "d'ubériser" la monnaie en échappant aux banques centrales, et pourrait se répandre dans les pays aux finances fragiles, mais "aux risques et périls" des utilisateurs, avertissent les économistes.

"Le bitcoin? C'est une volonté d'ubériser la monnaie, de ne pas avoir de banquier central qui décide de son prix", explique Ludovic Subran, chef économiste de l'assureur-crédit Euler Hermes, comparant la cryptomonnaie à ce qui se passe entre les taxis et Uber, société de location de voitures avec chauffeur (VTC) qui a bouleversé le marché.

"Oui, c'est tout à fait ça: on se passe de l'autorité centrale. C'est le génie de cette invention", s'enflamme Yves Choueifaty, fondateur du gestionnaire d'actifs Tobam, qui vient de lancer le premier fonds européen de placement investi en bitcoins.

Le bitcoin est présent sur des plateformes d'échange spécifiques et non sur des marchés régulés. Sans cours légal, sans banque centrale, il est régi par une vaste communauté d'internautes.

Des investisseurs parlent déjà "d'or numérique", alors que le bitcoin a atteint cette semaine un nouveau record à plus de 8.000 dollars. Il émargeait à un peu moins de 1.000 dollars en début d'année.

"Nous n'avons pas besoin des banques centrales", assure Yves Choueifaty, convaincu que les dernières bulles ont été justement alimentées par ces institutions, et persuadé par ailleurs qu'il n'y a "pas de bulle pour le bitcoin", créé par un ou plusieurs informaticiens se cachant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.

L'intérêt croissant pour le bitcoin touche désormais des institutions reconnues comme l'un des plus gros opérateurs boursiers du monde, le CME Groupe de Chicago, ou de prestigieuses universités américaines qui forment à la technologie informatique servant de base aux monnaies virtuelles, la "blockchain" ou "chaîne de blocs". 

- "Dollarisation 2.0" -

Mais cette monnaie séduit aussi les acteurs économiques de pays ruinés tels que le Zimbabwe ou le Venezuela, dont les devises ne valent plus rien à force d'hyper-inflation - Caracas a dû émettre récemment un nouveau billet de 100.000 bolivars, là où il y a un an la plus grosse coupure en circulation était de 100 bolivars.

"Prenons des pays avec des institutions faibles et des devises nationales instables. Au lieu d'adopter la monnaie d'un autre pays, par exemple le dollar américain, ces économies pourraient connaître un usage croissant des monnaies virtuelles", estimait récemment la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, qui parle de "dollarisation 2.0".

Les économistes signalent aussi l'intérêt pour le bitcoin dans des pays en développement, dont les habitants ont plus facilement accès à internet qu'à des comptes bancaires traditionnels.

Les banques centrales et certains grands noms de la finance tirent pourtant la sonnette d'alarme face à une devise utilisée pour nombre de transactions illicites, et souvent dénoncée comme "spéculative".  

"C'est la définition même d'une bulle", a prévenu récemment le patron de Crédit suisse Tidjane Thiam, devenant aussitôt la cible sur les réseaux sociaux des partisans, souvent virulents, du bitcoin.

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, avait lancé un avertissement dès l'été: "Ceux qui utilisent aujourd'hui le bitcoin, très clairement, c'est à leurs risques et périls".

- Une "bulle" pour le Nobel d'économie -

Le prix Nobel d'économie, Jean Tirole, partage cette opinion: "C'est une bulle!", a-t-il assuré à l'AFP en marge d'un colloque cette semaine à Paris. 

"C'est quelque chose qui n'a pas de valeur intrinsèque, qui peut s'effondrer du jour au lendemain. Donc, je ne voudrais absolument pas que les banques françaises, par exemple, investissent dans le bitcoin". 

Pour sa part, M. Subran attend des autorités qu'elles sensibilisent davantage les investisseurs potentiels aux risques: "Il y a beaucoup d'argent à faire et beaucoup d'argent à perdre aussi. On voit de plus en plus de gens qui veulent y aller, mais qui ne se rendent pas compte du risque".

Régulièrement, la devise accuse des baisses abruptes, par exemple en cas de frictions entre les membres de la communauté qui la gèrent et qui la produisent, face à des avertissements venus des autorités de régulation, ou en cas de piratages informatiques. 

Mais le plus souvent, le bitcoin efface rapidement ses pertes: certains investisseurs le voient déjà à 10.000 dollars. En 2011, il dépassait à peine 1 dollar.

 
2 commentaires - Le bitcoin, une "monnaie ubérisée" mais pas sans danger
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    JON-DE-LIONNE -

    Encore de la censure, toujours de la censure injustifiée sur le forum orange
    et bien puisque dans cette rubrique " finance" il semblerait qu'il y ait un bug ....
    référence à l'article :

    Les députés LREM en attente d'une doctrine commune sur les sujets sociétaux
    Statut : refusé
    Il y a 15 minutes
    le 24 11 2017 à 12 58

    la ça va devenir intéressant, Les députés auront le choix entre apprendre le "petit livre" LREM et répéter ce qu'il leurs est demandé de répéter pour faire des lois et combler des vides juridiques de façon à imposer à la vie des Français dans leur quotidien jusqu’à la couleur de la serviette éponge pour les filles et les garçons, les livres à bannir dans les chaumières, la taille du slip ? bref qu'enfin la France retombe dans ses travers à vouloir toujours gérer, par la politique, la vie quotidienne....

    Ou bien alors on va assister à une prise de conscience du rôle de " potiche" que l'on souhaiterait voir jouer par les Députés LREM.

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    JON-DE-LIONNE -

    Encore de la censure, toujours de la censure injustifiée sur le forum orange
    et bien puisque dans cette rubrique " finance" il semblerait qu'il y ait un bug ....
    référence à l'article :

    Fonction publique: Darmanin lance une vaste consultation des agents et usagers
    Statut : refusé
    Il y a 8 minutes
    le 24 11 2017 à 12 53

    Il nous semblerait pertinent d'évoluer, dans les couches du mille feuilles administratif, vers la généralisation de la suppression d'un fonctionnaire sur deux comme option proposée aux contribuables, et vers l'imposition un jour, de ne plus considérer comme un droit "les congés maladie". Dans les collèges et lycées les agents d'entretien les agents de maintenance et de cuisine peuvent être remplacer par des services privés, indique notre rapport. Une proposition qui permettrait aussi, "de ré allouer les sommes économisées à la montée en gamme globale de l'offre de service public en privilégiant, entre autres, l"efficience, la qualité la disponibilité des services pour les usagers.

    SERVICEs PUBLICS : changer ses habitudes pour sauver la planète de la fonction publique !

    Avec notre rapport, nous ambitionnons simplement de "contribuer au débat" sur "une question de société et de politique majeure", alors que devraient débuter rapidement à notre sens des États généraux de la fonction publique et du fonctionnariat. Nous espérons pouvoir contribuer à "fixer un cap à la transition politique et du fonctionnariat qu'il convient d'amorcer".

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