Le CAC40 signe sa meilleure performance depuis 2013

Le CAC40 signe sa meilleure performance depuis 2013©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 02 janvier 2018 à 06h36

La Bourse de Paris sort d'un excellent millésime 2017. L'indice CAC40, le plus emblématique de la place, vient de signer sa meilleure performance annuelle en quatre ans, sur un gain de 9,26%. Il a clôturé l'année à 5.312 points, un plus haut depuis 2007 pour un 31 décembre. L'indice large SBF120, avec 10,84% de progression, fait un peu mieux et aligne une sixième année de croissance.

Les investisseurs français ont de quoi être satisfaits : leur pécule en actions françaises a gonflé l'année dernière, avec un gain de 9,26% pour le CAC40, et même de 12,73% si l'on intègre les dividendes versés au cours de l'année. De quoi faire mieux que le DAX allemand et sa hausse de 12,51% (l'indice allemand est calculé dividendes réinvestis) ou que le FTSE britannique (+7,63%). L'indice large européen STOXX 600 Europe, +7,68%, est également dépassé. La hausse du CAC40 reste inférieure à celle des indices américains, qui ont connu une année boursière incroyable qui les a hissés sur de nouveaux sommets historiques.

Kering Brille, Carrefour coule

Neuf valeurs ont baissé et trente-et-une ont progressé en 2017 au sein de l'indice vedette de la place parisienne. Ceux qui ont misé sur le luxe après un exercice 2016 mitigé ont eu le nez creux : Kering (+84,3%) et LVMH (+35,3%) occupent les première et troisième marche du podium, grâce à des performances financières remarquables et à une capacité d'adaptation inégalée. LVMH est désormais la plus grosse valeur de la Bourse de Paris, avec 124,4 milliards d'euros de capitalisation, devant Total (116,4 MdsE). Kering atteint le neuvième rang avec un poids boursier approchant les 50 MdsE, contre moins de 15 MdsE dix ans plus tôt. Le phénix STMicroelectronics s'intercale à la seconde position avec +68,96% au compteur. Le groupe franco-italien a finalement réussi sa transformation, après une longue traversée du désert. En plus, il est devenu tendance depuis qu'il fournit des composants à Apple. De quoi doper les cours et redonner un peu de sa superbe à la seule valeur véritablement technologique de l'indice parisien. 2017 fut aussi une année très positive pour Airbus, Vinci et Veolia, à créditer de gains compris entre 30 à 35%.

A la baisse, les deux grands perdants sont TechnipFMC (-22,26%) et Carrefour (-21,19%). Le groupe franco-américain spécialisé dans les services pétroliers, né il y a un an, peine à convaincre de l'intérêt de son mariage, dans une industrie encore marquée par la chute des investissements. Le retour des grands contrats et un management qui a un peu redoré son blason pourraient permettre de fêter un second anniversaire plus joyeux. Pour le distributeur alimentaire, le contexte est particulièrement tendu avec la guerre des prix qui fait rage en France et une bataille perdue dans la vente en ligne. L'arrivée en juillet dernier d'Alexandre Bompard aux commandes a suscité un enthousiasme teinté de prudence. Le dirigeant est très attendu mi-janvier avec un plan stratégique censé modifier le groupe en profondeur. La cession de filiales étrangères déficitaires a été évoquée, ainsi qu'une vaste réorganisation en France. Publicis (-13,6%) compète le palmarès des plus fortes baisses, à cause d'un environnement publicitaire morose et d'une série d'avertissements dans le secteur, qui font craindre une croissance durablement faible. Société Générale (-7,9%), Unibail-Rodamco (-7,4%) et Sanofi (-6,6%) ont aussi lâché du terrain en 2017.

La meilleure performance 2017 du SBF120 pour Air France, et de loin

Au sein de l'indice large SBF120, Kering est dépassé en performance par trois valeurs. Le champion 2017 s'appelle Air France KLM, sur une hausse de 162,47%. L'embellie des comptes de la compagnie s'est confirmée l'année dernière, tandis que la réorganisation de son réseau prend forme. Soitec (+102,21%) suit après là aussi un spectaculaire redressement consécutif au recentrage sur le coeur de métier, après les désastreuses tentatives de diversification. Ubisoft (+89,76%) s'est durablement installé dans la cour des grands éditeurs de jeux vidéo, tout en profitant de l'appel d'air spéculatif lié à la présence de Vivendi non loin du cap des 30% de son capital. Les multiples avertissements sur les objectifs lancés par Technicolor ont terrassé la valeur en bourse (-44,16%), tandis que le secteur des opérateurs satellitaires n'est plus en odeur de sainteté sur le marché, ce qui a valu à SES un plongeon de -37,83% l'année dernière. Les investisseurs ont peu goûté le revers subi par DBV Technologies avec son candidat-phare, le Viaskin Peanut : -36,86% pour la biotech-chouchou de la place.

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