Le chinois Sinopec poursuit le groupe pétrolier vénézuélien PDVSA pour impayés

Le chinois Sinopec poursuit le groupe pétrolier vénézuélien PDVSA pour impayés

PDVSA, principale entreprise publique du pays, est un atout stratégique de l'État vénézuélien, qui tire 96% de ses devises du pétrole

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AFP, publié le vendredi 08 décembre 2017 à 12h02

Le conglomérat d'État chinois Sinopec poursuit aux États-Unis le groupe pétrolier vénézuélien PDVSA pour des factures impayées, mais cette procédure est un "différend commercial ordinaire", a assuré vendredi Pékin, premier créancier de Caracas, affirmant vouloir maintenir sa "coopération" avec le pays sud-américain.

Sinopec, un géant énergétique chinois sous contrôle étatique, réclame à PDVSA le paiement "d'au moins" 23,7 millions de dollars, accusant l'entreprise publique vénézuélienne de "rupture de contrat" et de "fraude", selon la plainte déposée fin novembre devant un tribunal de Houston (sud-est des États-Unis).

Le Venezuela, tout comme PDVSA, est considéré en défaut de paiement partiel, mais conserve la confiance de la Chine. Le pays sud-américain doit entre 20 et 30 milliards de dollars au géant asiatique, selon des estimations.

Mais la procédure judiciaire entamée par Sinopec USA, la filiale américaine du groupe chinois, pourrait augurer de frictions entre les deux pays.

Selon cette plainte, Sinopec a vendu en 2012 pour 45.000 tonnes de barres d'acier à Bariven, une filiale entièrement contrôlée par PDVSA, pour un montant total dépassant 43 millions de dollars.

Sinopec assure avoir bien acheminé les marchandises, mais PDVSA, après avoir assuré le premier paiement, n'a acquitté qu'environ la moitié des sommes demandées, selon le texte de la plainte consulté par l'AFP.

Le groupe chinois accuse PDVSA d'avoir utilisé Bariven comme "paravent pour perpétrer une fraude contre Sinopec", la "dépouillant sciemment de ses actifs dans l'objectif de priver ses créanciers, comme Sinopec, de toute compensation".

En conséquences, "nous recourons à des outils judiciaires pour protéger les droits et intérêts de notre groupe", a insisté vendredi auprès de l'AFP Lu Dapeng, porte-parole de Sinopec à Pékin. Avant d'ajouter: "Il ne faut y voir rien d'autre, il est superflu de chercher des explications plus compliquées."

De même, Pékin s'est efforcé de temporiser: même si Sinopec est un groupe d'État, "il s'agit d'un différend commercial ordinaire" qu'il ne faut "pas surinterpréter", a commenté vendredi Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse.

"Nous attachons une grande importance au développement des relations sino-vénézuéliennes", a-t-il insisté. "Nous voulons (...) conduire sur une base d'égalité et de bénéfices mutuels une coopération dans tous les domaines" avec Caracas.

À la mi-novembre, la Chine avait assuré maintenir sa confiance dans son partenaire sud-américain en détresse financière. "Nous sommes persuadés que le gouvernement et le peuple vénézuéliens ont la capacité de gérer de façon appropriée (...) leur problème de dette", avait alors martelé M. Geng.

 
1 commentaire - Le chinois Sinopec poursuit le groupe pétrolier vénézuélien PDVSA pour impayés
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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    Les Républicains : Bertrand estime qu'"il aurait pu gagner" face à Wauquiez
    Statut : refusé
    Il y a 17 minutes
    le 08 12 2017 à 10 16

    Moi j'aime bien M. Bertrand tant son expression donne le fond de sa pensée. Sa coiffure soyeuse, à elle seule, donne le sens de ses idées : fuyant. Identique à son sourire béat que semble supporter difficilement, malgré tous leurs efforts les doubles et triples mentons qui vont pourtant rechercher le renfort de la base du cou.
    Il est toujours brillant dans ses déclarations comme peut l'être la trace laissée par une limace quand elle se fait sa salade. Il a ce comportement typique du cloporte habitué à vivre en sous sol quand il pratique ses rituels francs de maçons en construisant son domaine de vie autour de ses propres crottes. Ses neurones miroir fondent donc par mimétisme un environnement glauque, cafardeux, sordide, suintant et dégoulinant de suffisance.

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    soizirien -

    Hé! jon de lionne t'y va pas de main morte encore un coup de colère!!!

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    JON-DE-LIONNE -

    bonjour soizi; non malheureusement ce n'est pas dee la colère mais simplement une analyse de la situation. Voila un individu qui n'entend pas ce que disent les gens de droite, le peuple des jeunes et des vieux, et qui continue à vouloir donner son spectacle de division. S'il avait des convictions à défendre c'était avant qu'il devait le faire et non pas se comporter comme un lâche et un pleutre sans honneur, et sans le moindre début de commencement de fierté. Il est comme hollande qui vient pérorer au quotidien et qui par lâcheté à fuit les électeurs.

    Donc non ce n'est pas de la colère mais une froide analyse d'un personnage qui a conduit la droite là ou elle est.

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