Le compte personnel de formation a bien du mal à décoller

Le compte personnel de formation a bien du mal à décoller
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Boursier.com, publié le vendredi 26 janvier 2018 à 14h33

Le compte personnel de formation (CPF) a bien du mal à trouver son public... Si le nombre de formations activées a plus que doublé en 2016, celles-ci ne bénéficient encore qu'à très peu de demandeurs d'emploi et de salariés, selon une étude de la Dares (ministère du Travail).

Mis en place depuis le 1er janvier 2015, le CPF permet à des actifs d'accumuler des droits de formation et de les conserver tout au long de leur parcours professionnel. Il est crédité jusqu'à un maximum de 150 heures renouvelables et de 400 heures pour les actifs sans qualification.

Près de 700.000 demandes de formations ont été acceptées en deux ans dans le cadre du dispositif, dont 492.000 seulement en 2016. Cela représente une hausse de 137% par rapport à 2015.

Peu de demandeurs d'emploi en profitent

Rapporté à l'ensemble des actifs, le dispositif n'a bénéficié qu'à 5,2% des personnes en recherche d'emploi en 2016 (personnes ayant connu au moins un mois principalement au chômage dans l'année) et 0,9% des salariés du privé, rapporte l'étude. Ces statistiques étaient respectivement de 2,7% et de 0,2% en 2015.

Les premiers bénéficiaires chez les salariés du privé étaient les cadres et professions intellectuelles supérieures (1,7%), suivis des employés (0,9%), des professions intermédiaires (0,8%) et des ouvriers (0,5%).

Bientôt une refonte

Le CPF fait en ce moment l'objet d'une refonte : le gouvernement, qui souhaite réformer la formation professionnelle pour la rendre plus accessible aux actifs, estime que ce dispositif doit devenir plus simple d'utilisation et plus transparent.

Il souhaite notamment revoir son système d'éligibilité. Pour l'instant, les seules formations disponibles au CPF doivent faire partie de listes spécifiques définies par les partenaires sociaux et sous le contrôle de l'Etat, un système qui "restreint les possibilités d'accès à la formation" selon le ministère du Travail.

Les partenaires sociaux mènent pour le moment une négociation en vue de proposer des réformes pour le 16 février.

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