Le confinement a coûté près de 6 points de PIB à l'économie

Le confinement a coûté près de 6 points de PIB à l'économie©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 12 mai 2020 à 10h13

Sur le mois d'avril, la Banque de France a estimé à 27% la chute du PIB français. Sur l'année, le confinement devrait amputer l'économie d'au moins 6%.

Le confinement qui a pris fin ce lundi n'a pas été bon pour la croissance... Invité de 'France Inter', le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a livré de nouvelles données sur les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus et du confinement, qui a duré au total 55 jours dans l'Hexagone.

"Ces deux mois nous ont coûté sur la croissance annuelle près de 6% de perte, déjà. La perte sur l'ensemble de l'année sera plus élevée que cela puisque pendant le redémarrage, l'activité reste partielle", a-t-il indiqué ce mardi.

En raison du confinement mis en place pour tenter d'enrayer la pandémie de Covid-19, l'activité économique en France a, elle, chuté de 27% le mois dernier, comme l'a précisé la banque centrale dans son enquête mensuelle de conjoncture. C'est moins que durant la deuxième quinzaine de mars.

Légère reprise en avril

La Banque de France fait ainsi remarquer une légère reprise comparée au mois de mars où la perte d'activité liée à la crisa sanitaire et au confinement avoisinait les 32%. "Alors qu'il y a un mois nous avions estimé à -32% la perte de PIB sur une semaine-type de confinement en mars, notre nouvelle estimation pour une semaine-type de confinement en avril se situe aux alentours de -27%", a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, l'institution s'est abstenue de formuler une prévision de l'évolution trimestrielle du PIB, étant donné la nature sans précédent de la récession. L'activité manufacturière est restée 37% inférieure à la normale le mois dernier, alors que le recul était de 48% en mars. Dans les services marchands, elle a diminué de 27% en avril après 37% en mars.

Les services aux entreprises ont "assez bien résisté"

"Les services qui sont tournés vers les entreprises ont finalement résisté assez bien : les services informatiques, le conseil, les activités financières", et ce notamment grâce au télétravail, a expliqué le gouverneur de la Banque de France, évoquant "les services informatiques ou les activités comptables et juridiques", qui ont "un taux de télétravail de plus de 70%".

"Les services aux particuliers, eux, continuent à souffrir beaucoup. En première ligne, bien sûr, l'hébergement et la restauration", a souligné François Villeroy de Galhau, qui ajoute que "près de 500.000 demandes" de prêts garantis par l'Etat avaient été comptabilisées lundi soir, "venant principalement de TPE", "486 000 exactement".

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