Le coronavirus perturbe l'éducation de plus de 70% des jeunes

Le coronavirus perturbe l'éducation de plus de 70% des jeunes©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 13 août 2020 à 15h15

La fermeture des écoles, des universités et des centres de formation risque de peser sur leurs études, selon une étude de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Fermeture des écoles, des universités et des centres de formation... Difficile pour les jeunes de suivre un cursus scolaire normal depuis la pandémie de coronavirus, qui a provoqué plusieurs mois de confinement en début d'année, et perturbe toujours le bon fonctionnement des établissements.

Une étude publiée jeudi par l'Organisation internationale du travail (OIT), basée à Genève, montre que plus de 70% des jeunes qui étudient ou qui combinent études et travail sont durement touchés par cette crise sanitaire.

Répercussions sur le bien-être mental

"La pandémie inflige de multiples chocs aux jeunes. Non seulement elle détruit leurs emplois et leurs perspectives d'emploi, mais elle compromet aussi leur éducation et leur formation et, au final, a de graves répercussions sur leur bien-être mental", dénonce Guy Ryder, le directeur général de l'OIT, dans un communiqué.

Dans le détail, 65% des jeunes interrogés dans le cadre de cette étude disent avoir moins appris depuis le début de la pandémie en raison du passage de l'enseignement dispensé en salle de classe à l'enseignement en ligne et à distance durant le confinement. Malgré leurs efforts pour poursuivre leurs études ou leur formation, la moitié d'entre eux pensent que la fin de leurs études sera repoussée, et 9% estiment devoir peut-être les abandonner définitivement.

La situation est encore pire pour les jeunes qui vivent dans les pays à faible revenu, où il ne leur est pas toujours facile d'avoir accès à Internet, à des équipements et, parfois, à un espace chez eux pour travailler. "Cela met en évidence le large fossé numérique entre régions : si 65% des jeunes issus des pays à revenu élevé ont pu suivre leurs cours en visioconférence, seuls 18% de ceux vivant dans les pays à faible revenu ont pu continuer d'étudier en ligne", écrit l'OCDE.

Inquiétudes pour la carrière

Les jeunes s'inquiètent aussi (38%) pour leurs perspectives de carrière, "et il est probable que la crise crée davantage d'obstacles sur le marché du travail et prolonge la période de transition entre la fin des études et le moment où les jeunes accèdent à leur premier emploi", estime l'organisation.

Certains ont déjà été directement touchés, un jeune sur six ayant été contraint d'arrêter de travailler depuis le début de la pandémie. Les jeunes tendent généralement à occuper des emplois dans des secteurs fortement touchés par la pandémie, en particulier les services de soutien, les services et les activités liées à la vente, ce qui les rend plus vulnérables aux conséquences économiques de la pandémie. Quarante-deux pour cent des jeunes qui ont continué à travailler ont vu leurs revenus diminuer.

L'enquête précise que 50% des sondés peuvent être sujets à l'anxiété ou à la dépression, tandis que 17% en souffrent probablement. Mais ils n'en oublient pas pour autant la solidarité : un jeune sur quatre a fait du bénévolat durant la pandémie.

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