Le gouvernement crée une nouvelle "autorité nationale de régulation des jeux"

Le gouvernement crée une nouvelle "autorité nationale de régulation des jeux"
jeux à gratter

Boursier.com, publié le mercredi 02 octobre 2019 à 11h01

Cette nouvelle entité doit remplacer l'Arjel et accompagner la privatisation de la Française des Jeux (FDJ).

C'est une des étapes avant la privatisation de la Française des Jeux... Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin a annoncé mercredi sur LCI la création d'une nouvelle "autorité nationale de régulation des jeux". "Avec (le ministre de l'Économie) Bruno Le Maire, nous allons déposer une ordonnance en conseil des ministres qui crée une nouvelle autorité qui remplace l'Arjel", a-t-il expliqué.

Baptisée ANJ, elle sera instaurée l'année prochaine. "Cette autorité doit regarder la lutte contre l'addiction pour les jeux, doit fixer les prix et surtout les autorisations des jeux qui étaient données auparavant par plusieurs ministères (dont celui des Comptes publics) et doit garantir son indépendance, vu les enjeux très importants des jeux en ligne notamment", a détaillé le ministre.

Privatisation lancée en novembre

Concernant la privatisation de la Française des jeux, elle "va être lancée en novembre", a expliqué Gérald Darmanin, conformément à ce qui avait déjà été annoncé par Bruno Le Maire. "L'Etat gardera une part de capital. Je rappelle que l'Etat continuera de toucher 3,35 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales".

Le principe de cette privatisation, comme celle d'ADP (ex-Aéroports de Paris), a été approuvé au printemps dans le cadre de la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Quatrième loterie mondiale

Le produit de ces opérations, ainsi que la diminution de la participation de l'Etat dans Engie, est censé contribuer à un fonds pour l'innovation de rupture, doté de dix milliards d'euros, et à participer au désendettement du pays.

Quatrième loterie mondiale et numéro deux européenne, la FDJ est contrôlée à 72% par l'Etat français, qui compte conserver environ 20% du capital à l'issue de l'opération.

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