Le gouvernement envisage une ouverture des remontées mécaniques à partir du 7 janvier

Le gouvernement envisage une ouverture des remontées mécaniques à partir du 7 janvier
Un télésiège fermé à Super Bagnères, près de Bagnères-de-Luchon, le 4 décembre 2020

AFP, publié le vendredi 11 décembre 2020 à 12h58

Le gouvernement envisage une ouverture des remontées mécaniques dans les stations de ski, fermées pendant les fêtes, à partir du 7 janvier selon la situation sanitaire, a indiqué vendredi le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.

"Le Premier ministre a indiqué que l'ouverture prévisionnelle pourrait se faire à partir du 7 janvier sous réserve que les conditions sanitaires le permettent", c'est-à-dire "si le reflux" de l'épidémie "se poursuit", a déclaré M. Lemoyne à l'issue d'une visio-conférence avec plusieurs élus et acteurs de la montagne. 

"Cela se fera dans le cadre de la mise en place de protocoles sanitaires", a-t-il précisé, en relevant que le gouvernement craignait avant tout "le brassage excessif de personnes venant de partout".

Alors que la fermeture pendant la période de Noël a suscité la colère et l'inquiétude du monde de la montagne, le gouvernement a dévoilé de nouveaux dispositifs d'aides, portant le total de l'accompagnement au secteur à 400 millions d'euros, selon M. Lemoyne.

"Le gouvernement nous a entendus et on a été compris, ça fait du bien", s'est félicité auprès de l'AFP Jean-Luc Boch, président de l'association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM). Mais "tout n'est pas parfait. Il va falloir regarder de près des indemnisations pour n'oublier personne dans cette triste affaire", a-t-il nuancé.

"On est toujours très tristes de ne pas ouvrir à Noël, par contre aujourd'hui il y a une vraie prise en considération de nos problématiques et une vraie couverture de l'Etat pour que les territoires touristiques de montagne ne se cassent pas la gueule", a abondé Alexandre Maulin, président de Domaines skiables de France (DSF).

Ainsi, quelque 12.000 commerces "situés dans une zone de montagne" seront éligibles au fonds de solidarité renforcé, y compris les commerces alimentaires ou encore les agences de location immobilière, a dit M. Lemoyne. Ce fonds offre jusqu'à 10.000 euros d'indemnisation, dès lors qu'une baisse de 50% du chiffre d'affaires est constatée.

Les moniteurs de ski, "les fameux pulls rouges", "seront aussi éligibles au fonds de solidarité", a-t-il précisé.

Par ailleurs, "il a été décidé de compenser à hauteur de 70% les charges fixes de remontées mécaniques, tant publiques que privées", sans "plafond" au dispositif, a poursuivi le secrétaire d'Etat.

M. Lemoyne a aussi rappelé que les dispositifs d'activité partielle, sans reste à charge pour les employeurs, continuaient à s'appliquer "tant que la fermeture des remontées est en place". Selon M. Lemoyne, "les remontées ont embauché 95% de leurs saisonniers".

"Le taux d'embauche des saisonniers est aussi très important dans les magasins, de 85 à 90%", a-t-il ajouté.

En parallèle vendredi, le Conseil d'État a rejeté la saisine des exploitants de remontées mécaniques, collectivités locales et régions de montagne, confirmant le maintien de la fermeture des remontées mécaniques.

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