Le gouvernement repousse l'idée d'un confinement des plus fragiles

Le gouvernement repousse l'idée d'un confinement des plus fragiles
passants avec masque

Boursier.com, publié le vendredi 22 janvier 2021 à 14h23

L'idée avait été avancée jeudi par l'infectiologue et membre du comité vaccin COVID-19 Odile Launay mais n'est pas dans les cartons de l'exécutif.

Le scénario d'une mise en place d'un confinement limité aux personnes fragiles pour les protéger contre l'épidémie de COVID-19 n'est pas à l'étude. L'idée avait été avancée la veille par l'infectiologue et membre du comité vaccin COVID-19 Odile Launay afin de maintenir une certaine vie sociale et économique dans le pays en cas de reprise en flèche de l'épidémie.

Cette hypothèse avait déjà été évoquée par le Conseil scientifique et remise sur la table dernièrement.

Mais cette piste n'est pas dans les cartons du gouvernement, selon la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. "Depuis le début, ça n'a pas été quelque chose qui a été envisagé", a-t-elle déclaré vendredi sur BFMTV.

"C'est déjà le cas"

"Les personnes qui se sentent vulnérables (...) s'autoconfinent naturellement. Il y a beaucoup de gens qui, bien qu'on ne soit plus en période de confinement, restent chez eux, sortent le moins possible, donc c'est déjà le cas", ajoute-t-elle.

A Matignon, on précise que le Conseil scientifique ne parle pas d'un confinement des plus fragiles mais recommande un autoconfinement, le temps que ce public termine sa vaccination.

"C'est plutôt comme ça que le gouvernement l'a entendu", dit une source de l'entourage du Premier ministre.

Une hypothèse "illusoire"

L'épidémiologiste et membre du comité scientifique Arnaud Fontanet a précisé vendredi matin qu'il serait effectivement "illusoire" de croire qu'à partir du moment où on confine les personnes les plus fragiles, "on puisse laisser le virus circuler dans le reste de la population".

"On aurait une épidémie dévastatrice, qui toucherait les sujets jeunes, qui ne sont pas exempts de complications", a-t-il dit sur France inter, précisant qu'un jeune de 20 ans qui a contracté la maladie a une chance sur 200 d'aller à l'hôpital.

"Le message de l'autoconfinement des plus de 65, 75 ans (...), c'est surtout un message pour leur rappeler qu'ils sont extrêmement fragiles", a-t-il ajouté. "Avec les variants qui arrivent, qui sont encore plus transmissibles, ils devront faire encore plus attention. Ce n'est pas du tout un message de relâchement pour les autres."

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