Le gouvernement reste mystérieux sur les suppressions d'emplois publics

Le gouvernement reste mystérieux sur les suppressions d'emplois publics©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 12 juillet 2018 à 15h37

Quelles économies le gouvernement compte-t-il réaliser, pour tenir ses objectifs de maîtrise des dépenses publique ? Le débat d'orientation budgétaire a débuté mercredi matin à l'Assemblée nationale, mais les ministres de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire et de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin n'en ont pas dit plus, y compris sur les suppressions de postes dans le public, alors que le sujet suscite de nombreuses interrogations.

Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne présidentielle 120.000 suppressions de postes au cours du quinquennat, dont 50.000 dans les services de l'État. Quelque 1.600 suppressions de postes seulement avaient été décidées dans le cadre du budget 2018.

Toujours pas de chiffrage

Mais le document qui détaille les crédits alloués aux ministères pour 2019 n'intègre aucun impact sur les effectifs de la fonction publique alors que l'exécutif. "Nous ne savons pratiquement rien de votre programme d'économies", a déploré le président LR de la commission des Finances de l'Assemblée Eric Woerth.

Pourquoi le gouvernement cache-t-il son plan de réduction de la dépense, qui est pourtant la clé des enjeux budgétaires de la France? >Serait-il classé secret défense ? >?? La maîtrise de la dépense c'est assumer des choix ! > #LCP #PolMat
- Eric Woerth (@ericwoerth)

En attendant, Bruno Le Maire a maintenu la prévision, relevée au début du printemps, de croissance de 2% de l'économie française pour 2018 et 2019. La Commission européenne a revu en baisse jeudi ses prévisions de croissance pour l'économie française à 1,7% cette année - comme le prévoit déjà l'Insee - et autant l'an prochain.

La défense et la solidarité privilégiées

La répartition des crédits par ministère pour 2019 confirme globalement, à 600 millions d'euros près, l'évolution prévue dans la loi de programmation des finances publiques votée en même temps que la loi de finances 2018. Les ministères privilégiés sont la défense (+1,7 milliard d'euros), la solidarité et l'insertion (+1,3 milliard), et l'enseignement scolaire (+750 millions).

A l'inverse, les crédits du ministère du Travail diminueront de 2,1 milliards, du fait principalement d'une nouvelle baisse des contrats aidés, et ceux de la Cohésion des territoires de 1,2 milliard en raison pour l'essentiel d'une réforme des aides publiques au logement qui seront désormais basés sur les revenus du moment et non plus des années précédentes.

Le gouvernement table dorénavant sur un déficit public à 2,3% du PIB (contre 2,4% auparavant), stable par rapport à celui attendu en 2018, après 2,6% en 2017.

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