Le grand retour de Google en Chine ?

Le grand retour de Google en Chine ?
Google Street View caméra

Boursier.com, publié le jeudi 02 août 2018 à 10h46

Le grand retour de Google en Chine ? Cela fait huit ans que le géant internet américain a cessé ses activités dans le pays, chassé par les autorités car il refusait d'auto-censurer ses résultats de recherche. Mais depuis le printemps 2017, il plancherait sur un projet, baptisé "Dragonfly", qui respecterait les exigences de contrôle de Pékin.

Sur cette version mobile du moteur de recherches, des termes comme les droits de l'homme, la démocratie, la religion et les manifestations pacifiques figureraient sur une liste noire, qui a déjà été montrée au gouvernement chinois, selon le site spécialisé The Intercept. La version finalisée pourrait être lancée dans les six à neuf prochains mois, en attendant l'approbation des autorités.

Google persévère

Le principal site de Google est bloqué en Chine, tout comme sa plateforme vidéo YouTube, ou sa messagerie Gmail, mais le groupe n'abandonne pas la partie, et tente régulièrement de faire des percées sur le marché. En janvier, il a rejoint un investissement dans le site mobile de jeux chinois Chushou, et ces dernières semaines, il a lancé un jeu d'intelligence artificielle sur l'application de médias sociaux WeChat, qui appartient au groupe chinois Tencent.

"Nous fournissons un certain nombre d'applications mobiles en Chine, telles que Google Translate et Files Go, nous aidons les développeurs chinois et nous avons réalisé d'importants investissements dans des entreprises chinoises telles que JD.com. Mais nous ne commentons pas les spéculations sur les projets futurs ", a déclaré le groupe dans un communiqué envoyé à l'agence de presse Bloomberg.

Facebook et Twitter censurés également

Le chinois Baidu profite largement de l'absence de la société, et a renforcé depuis 2010 son emprise sur la recherche internet en Chine, tandis que Bing de Microsoft opère dans le pays en censurant des sujets et des mots. D'autres grandes noms américains, comme Facebook et Twitter sont purement et simplement bloqués.

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