Le groupe Lagardère ne sera pas démantelé en cas de changement de gouvernance, promet son patron

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Arnaud Lagardere lors d'une assemblée générale du groupe Lagardère, le 10 mai 2019
Arnaud Lagardere lors d'une assemblée générale du groupe Lagardère, le 10 mai 2019
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© AFP, ERIC PIERMONT

AFP, publié le mardi 27 avril 2021 à 12h15

Le groupe Lagardère, propriétaire d'Hachette Livre et de plusieurs médias dont Europe 1 et Paris Match, ne cédera aucune activité si les discussions en cours avec ses principaux actionnaires pour le transformer en société anonyme aboutissent, a assuré son dirigeant Arnaud Lagardère mardi.

Le groupe Lagardère, propriétaire d'Hachette Livre et de plusieurs médias dont Europe 1 et Paris Match, ne cédera aucune activité si les discussions en cours avec ses principaux actionnaires pour le transformer en société anonyme aboutissent, a assuré son dirigeant Arnaud Lagardère mardi.

"Je veux être très clair: nous nous dirigeons vers un accord où toutes les activités et actifs resteront dans le groupe", a déclaré  lors d'une conférence téléphonique avec des analystes financiers le gérant-commandité, "optimiste" mais sans "aucune certitude" sur l'issue de ces négociations qui doivent mettre fin à son contrôle absolu sur le groupe hérité de son père.

"Est-ce que ce sera pour toujours? Peut-être pas, je ne sais pas. (...) Ce sera un nouveau groupe, avec un nouveau conseil d'administration. Il y aura des discussions", a-t-il ajouté.

Le statut de commandite par actions le rend de facto indéboulonnable bien qu'il ne possède que 7% des actions du groupe, en échange d'une responsabilité illimitée sur ses biens propres des dettes de l'entreprise.

Arnaud Lagardère a également dit qu'il souhaitait que l'accord négocié notamment avec Vincent Bolloré (Vivendi) et Bernard Arnault (groupe Arnault) permette "une continuité du management". 

Selon des informations de presse, à ce stade des négociations, il aurait accepté de renoncer à son statut protecteur en l'échange d'un poste de PDG jusqu'en 2026 et l'équivalent d'environ 200 millions d'euros en nouvelles actions.

Le groupe Lagardère a perdu au premier trimestre un tiers de son chiffre d'affaires qui tombe à 905 millions d'euros, entraîné par sa branche de distribution dans les lieux de transport (boutiques Relay) très affectée par la troisième vague de la pandémie de Covid-19 en Europe et dans le monde.

Le chiffre d'affaires de cette activité s'effondre de 57,6% à 341 millions d'euros, malgré une croissance en Chine et une reprise sur les vols domestiques aux Etats-Unis.

Les revenus de l'édition (Hachette) progressent en revanche de 11,6% à 509 millions d'euros, bénéficiant selon le groupe de l'attrait pour la lecture dans un contexte de fermeture des lieux culturels.

Parmi les autres activités, qui affichent une baisse de 8,3% à 55 millions d'euros, le pôle médias (le JDD, Paris Match, Europe 1, Virgin Radio, RFM et la licence Elle) est en repli de 3,5%, tandis que l'activité des salles de spectacles est quasiment à l'arrêt.

Vincent Bolloré, aux manettes de Vivendi entré au capital de Lagardère il y a un an et devenu depuis son premier actionnaire, ne cachait pas ces derniers temps son intérêt pour la radio Europe 1 et pour des activités d'Hachette, tandis que Bernard Arnault était réputé intéressé par les journaux le JDD et Paris Match, voire par le réseau de boutiques dans les gares et aéroports.

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