Le Maire promet d'aider "les entreprises saines à passer le mur de la dette"

Le Maire promet d'aider "les entreprises saines à passer le mur de la dette"
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 8 avril 2021 à Paris

AFP, publié le vendredi 23 avril 2021 à 14h57

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis vendredi devant des professionnels du tourisme à Saint-Malo un nouveau dispositif d'aides qui permette aux "entreprises saines de passer le mur de la dette" provoquée par la crise sanitaire.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis vendredi devant des professionnels du tourisme à Saint-Malo un nouveau dispositif d'aides qui permette aux "entreprises saines de passer le mur de la dette" provoquée par la crise sanitaire.

"Il y a certaines entreprises, des PME, qui vont se trouver face à un mur de la dette dans les semaines et les mois qui viennent alors que ce sont des entreprises saines. J'ai voulu leur dire très clairement que nous ne laisserions tomber aucune entreprise saine dans le pays", a déclaré Bruno Le Maire à l'issue d'une rencontre avec les secteurs de l'hôtellerie et du tourisme de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Il a indiqué "travailler à un dispositif d'accompagnement" qui sera finalisé "d'ici quinze jours à trois semaines". "Nous aurons une alerte précoce pour repérer ces entreprises", "un interlocuteur unique" et "en troisième lieu des réponses financières adaptées nouvelles", a-t-il expliqué.

La France ne doit "pas perdre des entreprises, des PME, des entreprises familiales qui sont parfaitement saines mais qui ont accumulé des dettes" depuis l'épidémie.

Après le retour à l'activité, les aides accordées seront retirées "progressivement" et "nous allons accompagner dans les semaines qui viennent de réouverture tous les secteurs qui depuis 14 mois vivent au ralenti", a-t-il dit.

Sur la question du prêt garanti par l'Etat (PGE), il a rappelé devant les professionnels de la cité corsaire que le PGE était de cinq ans actuellement. "On peut envisager d'aller jusqu'à huit ans", a-t-il dit pour "donner un peu d'air" aux entreprises, en soulignant avoir "besoin de l'accord préalable de la commission européenne".

Sans se prononcer sur un calendrier précis, il a indiqué être "l'arme au pied, tous prêts à redémarrer".

"Le plus important c'est d'être prêts pour le redémarrage. Il s'agit de bien organiser les conditions sanitaires", a-t-il.

Alors que la Bretagne reste une des régions les moins touchées par l'épidémie de Covid-19, Bruno Le Maire a confirmé qu'il y aurait "une différenciation régionale", sans en dire plus, rappelant que la décision revenait au Premier ministre et que tout "dépendra de la situation sanitaire". 

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