Le Medef demande de la stabilité pour les entreprises "pendant un an"

Le Medef demande de la stabilité pour les entreprises "pendant un an"
président du Medef

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 19 mai 2021 à 12h28

"Pas de nouvelles lois, pas de nouvelles réglementations", plaide Geoffroy Roux de Bézieux.

"Pas de nouvelles lois, pas de nouvelles réglementations", plaide Geoffroy Roux de Bézieux.

La France se déconfine en partie ce mercredi, avec la réouverture des commerces, des terrasses, ou des cinémas... Un bol d'air très attendu par les patrons de PME qui "sortent assez rincés" de plusieurs mois de restrictions, a expliqué mercredi sur franceinfo le patron du Medef.

Pour embaucher et investir, les entreprises doivent avoir "confiance dans l'économie". "Cette confiance est liée à la situation sanitaire, évidemment, à la conjoncture internationale, et puis aux signaux que nous enverra le gouvernement : hausse d'impôts ou pas, mesures sur les entreprises favorables ou pas", a estimé Geoffroy Roux de Bézieux, rappelant que la France est "avec le Danemark le pays occidental, où le niveau de pression fiscale est le plus élevé".

"Ne toucher à rien"

"La meilleure chose à faire, c'est de ne toucher à rien, la stabilité globale, réglementaire, fiscale pendant un an, ça serait formidable", a poursuivi Geoffroy Roux de Bézieux. "Si pendant un an, il n'y avait pas de nouvelles lois, pas de nouvelles réglementations qu'ils pouvaient juste travailler comme ils travaillaient avant la pandémie, ça serait formidable".

Il a aussi affiché son optimisme concernant l'activité. Selon lui, "il va y avoir une forte demande des consommateurs dans pratiquement tous les secteurs. Ça va être vrai dans la restauration, ça va être vrai dans les commerces que j'ai visités hier. On ne va pas avoir de trou d'activité, c'est-à-dire des gens qui sont ouverts et qui n'ont pas d'activité en face".

Pas de mur des faillites

"Deuxième chose, il n'y aura pas de mur des faillites. Il y aura, bien sûr, des gens qui vont déposer le bilan, mais il n'y aura pas, aux mois de septembre et d'octobre, des dizaines de milliers de faillites", a-t-il affirmé. "On a toujours le même pourcentage de gens qui disent 'je vais avoir du mal à rembourser mon prêt garanti par l'État'. C'est à peu près 5% des entreprises, et c'est constant depuis octobre dernier", a détaillé Geoffroy Roux de Bézieux, à partir d'un questionnaire envoyé aux adhérents.

Sur le front du chômage, le patron du Medef prédit qu'il "va commencer à baisser, pas massivement. On a quand même créé 50.000 emplois au premier trimestre. On a eu 320.000 destructions d'emploi en fin d'année 2020, c'est beaucoup, c'est significatif, mais pas du tout à l'échelle de la dureté de la récession".

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