Le Medef plaide pour une prolongation du chômage partiel

Le Medef plaide pour une prolongation du chômage partiel
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Boursier.com, publié le jeudi 14 mai 2020 à 15h25

Le dispositif est en vigueur jusqu'au 31 mai et doit ensuite évoluer graduellement, avec probablement une baisse du taux de prise en charge par l'Etat.

Le président du Medef a plaidé jeudi pour une prolongation jusqu'à l'été du dispositif de chômage partiel mis en place par le gouvernement pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de coronavirus. Le mécanisme a été adopté pour éviter des licenciements et une explosion du taux de chômage sur fond de crise sanitaire, et plus de 12 millions de salariés du privé en bénéficient.

Il est en vigueur jusqu'au 31 mai et doit ensuite évoluer graduellement, avec probablement une baisse du taux de prise en charge par l'Etat.

"Ca vient trop tôt"

"Malheureusement, on n'est pas d'accord avec le gouvernement (...) L'arrêt ou du moins le déremboursement partiel du chômage partiel au 1er juin, ça vient trop tôt", a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux sur BFM Business jeudi.

"On vient de redémarrer. (...) Couper le dispositif ou en tout cas le réduire au 1er juin, c'est une erreur. Il faut le garder au moins jusqu'à l'été, et nous laisser préparer la transition et la reprise progressivement", a ajouté le président de l'organisation patronale.

Mais le gouvernement s'apprête à couper les vannes, alors que la facture s'annonce très salée pour l'Etat. "Aujourd'hui, les conditions de la reprise sont là, donc il n'y a pas tellement de raison que ce soit l'Etat qui continue à payer l'intégralité des salaires... C'est pour ça qu'on va définir dans la semaine quelle est la part de salaire que paiera l'entreprise", a justifié la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur LCI.

70% de la rémunération brute

A l'heure actuelle, le dispositif de chômage partiel prévoit que l'employeur verse à ses salariés une indemnité correspondant à 70% de leur rémunération brute, voire 100% pour les salariés au smic ou moins. L'Etat et l'Unedic remboursent ensuite intégralement les entreprises pour les salaires allant jusqu'à 6.927 euros bruts mensuels, c'est-à-dire 4,5 fois le smic.

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