Le pétrole stable, le marché hésite face aux tensions au Moyen-Orient

Le pétrole stable, le marché hésite face aux tensions au Moyen-Orient
Evolution du cours du baril de brut WTI à New York depuis le 10 avril

AFP, publié le vendredi 11 mai 2018 à 15h25

Les prix du pétrole se stabilisaient vendredi en cours d'échanges européens, restant proches de ses plus hauts en trois ans et demi alors qu'Israël et l'Iran pourraient perturber l'offre venue du Moyen-Orient.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 77,48 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse d'un cent par rapport à la clôture de jeudi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de juin prenait 11 cents à 71,47 dollars.

Les cours avaient atteint jeudi leurs plus hauts depuis novembre 2014, à 78 dollars pour le Brent et à 71,89 dollars pour le WTI.

"La tendance à la hausse provoquée par la sortie américaine de l'accord sur le nucléaire iranien a été confirmée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui menacent de perturber la production", a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Israël a indiqué jeudi avoir frappé des positions "iraniennes" en Syrie, en affirmant riposter à des attaques de l'Iran sur la partie du Golan syrien sous son contrôle.

Vendredi, l'Iran a répliqué en accusant Israël "d'inventer des prétextes" pour frapper en Syrie.

"Il se pourrait que les baisses de production volontaires de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), les sanctions contre l'Iran et les soucis de l'industrie vénézuélienne forment une combinaison à même de faire grimper le baril au dessus de 100 dollars", a avancé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

"Tout dépendra de la réponse de l'Opep aux évènements de la semaine", a-t-il cependant tempéré.

Le cartel, qui s'est associé fin 2016 à dix autres producteurs pour limiter leurs extractions et rééquilibrer le marché mondial, pourrait reprendre son rythme de production habituel.

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial et figure de proue du cartel, a dores et déjà annoncé mercredi être prête à empêcher des pénuries d'approvisionnement.

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