Le PIB de la Grande-Bretagne a plongé de 20% au 2ème trimestre

Le PIB de la Grande-Bretagne a plongé de 20% au 2ème trimestre
Londres Big ben Royaume-Uni Grande-Bretagne

Boursier.com, publié le mercredi 30 septembre 2020 à 15h58

Il s'agit de la plus forte contraction observée depuis que l'Office national des statistiques a débuté son calcul en 1955 !

L'économie britannique s'est effondré au deuxième trimestre... Une contraction sans précédent sous l'effet de la chute des dépenses de consommation pendant le confinement lié à l'épidémie de coronavirus.

Le produit intérieur brut (PIB) britannique a plongé de 19,8% en trois mois par rapport au premier trimestre, alors que l'Office national de la statistique (ONS) avait initialement annoncé une chute de 20,4%. Il s'agit de la plus forte contraction observée depuis que l'ONS a débuté son calcul en 1955 et d'autres données indiquent que l'économie britannique est en passe de connaître sa plus forte récession depuis 1920.

Plus compliqué qu'en France

Le recul du PIB britannique au deuxième trimestre est plus important que dans d'autres grandes économies avancées, dont la France qui a fait état d'une chute de 19% de son PIB sur la même période.

Au deuxième trimestre, le taux d'épargne des ménages britanniques s'est établi à un niveau record de 29,1% contre 9,6% au premier trimestre.

Les dépenses des ménages se sont réduites en raison de la fermeture des magasins et des restaurants pendant le confinement, tandis que les revenus ont été soutenus par un programme d'aide à l'emploi qui prend fin en octobre.

Risque d'un nouveau confinement

L'économie britannique a fortement rebondi depuis l'allègement des mesures de confinement à partir du mois de mai, mais le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Andrew Bailey a déclaré mardi qu'il s'attendait à ce que l'activité économique au troisième trimestre soit encore inférieure de 7% à 10% à ses niveaux d'avant la crise sanitaire.

"Le risque est que les nouvelles mesures de confinement fassent reculer la reprise", a averti de son côté Ruth Gregory du cabinet de conseil Capital Economics.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.