Le PIB pourrait chuter de 20% au 2ème trimestre

Le PIB pourrait chuter de 20% au 2ème trimestre
grande distribution

Boursier.com, publié le mercredi 27 mai 2020 à 09h15

La réouverture des magasins a permis un rebond de la consommation des ménages. Mais l'économie française a été sévèrement secouée.

L'Insee a publié mercredi matin sa nouvelle estimation de l'impact de la crise sanitaire en cours, qui montre une embellie, même si l'économie française demeure très dégradée. "L'activité économique repart, prudemment mais nettement, dans la plupart des grands secteurs : industrie, construction, services", écrit l'institut de la statistique.

"La perte d'activité liée à la crise sanitaire ne serait désormais 'plus' que de l'ordre de -21% (contre -33 % estimé début mai). Autrement dit, l'économie française fonctionnerait à environ quatre cinquièmes de son niveau d'avant crise (contre seulement deux tiers pendant le confinement)", peut-on lire dans cette note.

La consommation repart

Pendant la première semaine de déconfinement, le rebond attendu de la consommation des ménages s'est concrétisé. Il semble même plus prononcé en France qu'en Italie ou en Espagne. "Nous estimons que cette semaine-là, la consommation n'aurait été 'que' de 6% inférieure à son niveau d'avant-crise (contre -32% estimé début mai)", indique l'Insee.

Ce vif rebond s'explique logiquement par la réouverture le 11 mai d'une grande part des commerces et activités fermés pendant le confinement. Une partie de ce rebond est ponctuelle, correspondant à des achats qui avaient dû être reportés. "C'est pourquoi son ampleur ne permet pas à ce stade de déduire ce que sera le 'régime permanent' de la consommation pendant les prochaines semaines", observe l'Insee, toujours très prudent depuis le début de cette crise.

Et après ?

"L'activité économique en juin pourrait être de l'ordre de 14% inférieure à la normale (après -25% en moyenne en mai et -35% en moyenne en avril)", estime l'Insee. Le PIB pourrait donc chuter d'environ 20% sur le deuxième trimestre, après le recul de 5,8% enregistré au premier.

Si ce scénario se confirme, la France connaîtrait sa "plus importante récession depuis la création des comptes nationaux en 1948".

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