Le plan social de GE Hydro à Grenoble recalé par l'administration

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 Salariés de General Electric Hydro devant l'usine de Grenoble (Isère) le 20 novembre 2017

Salariés de General Electric Hydro devant l'usine de Grenoble (Isère) le 20 novembre 2017

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© AFP, JEAN-PIERRE CLATOT
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AFP, publié le vendredi 12 janvier 2018 à 19h12

Le plan de restructuration du site GE Hydro à Grenoble, qui prévoit la suppression de plus de 300 des 800 emplois, a été bloqué par l'administration, ont indiqué vendredi à l'AFP direction et syndicats.

La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) a refusé d'homologuer le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui lui avait été soumis, en estimant que la direction devait mieux préciser les catégories professionnelles pouvant bénéficier de mesures d'accompagnement.

"C'est une victoire. Cela prouve que nous avions raison quand nous disions que ce plan était bâti à la va-vite", a déclaré à l'AFP Nadine Boux, au nom de l'intersyndicale CFE-CGC, CFDT et CGT du site de conception et fabrication de turbines hydroélectriques.

Les syndicats comme les représentants du personnel avaient refusé en décembre de rendre un avis sur ce plan dans chacune des instances légalement consultées, déplorant des "carences graves d'information" et récusant les arguments économiques sous-tendant la restructuration.

Dans un communiqué, la direction du site a, elle, souligné que la Direccte ne contestait que la seule définition des catégories professionnelles. "Le reste du plan n'a soulevé aucune objection", a-t-elle fait valoir.

Elle prévoit donc d'étudier "dans les prochains jours" le point contesté avec les instances représentatives du personnel, avant de soumettre un plan révisé "dans les meilleurs délais".

"Nous allons devoir nous remettre autour de la table mais, cette fois-ci, nous voulons y voir siéger les vrais décideurs. On invite Jérôme Pécresse (PDG de GE Renouvelables, la société mère de GE Hydro) à venir", a avancé Mme Boux.

L'annonce de ce plan avait fait l'effet d'une déflagration sur ce site centenaire et emblématique de l'industrie de "la houille blanche" (l'hydroélectricité) à Grenoble.

Initialement présenté en juillet avec 345 suppressions de postes (43% des effectifs), le plan avait été ramené à 313 postes supprimés (39%) dans sa version présentée pour homologation fin décembre. Selon la direction, il faut encore en retrancher "67 départs naturels" pour cause de retraite ou démission "qui ont déjà eu lieu".

-Avenir de la filière hydroélectrique-

La décision de la Direccte "montre l'absence de rationalité dans ce plan social", a affirmé à l'AFP le maire de Grenoble, Eric Piolle (EELV). "Cela met encore plus la pression sur les épaules d'Emmanuel Macron: c'est du temps qui est donné pour discuter de l'avenir de la filière hydroélectrique, pour passer d'un plan de suppressions de postes à un plan d'investissement pour l'avenir", veut croire l'élu écologiste.

Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Economie n'a pas souhaité réagir pour le moment. A Bercy, Benjamin Griveaux, alors secrétaire d'Etat auprès du ministre Bruno Le Maire, s'était penché sur ce dossier industriel. Depuis son départ le 24 novembre pour le porte-parolat du gouvernement, les syndicats déplorent l'absence d'interlocuteur.

Fin décembre, l'intersyndicale soutenue par les élus locaux avait appelé l'Etat et le président Macron en particulier à mobiliser son "pouvoir d'influence" pour ramener le conglomérat américain propriétaire du site à "de meilleures considérations".

Mais le gouvernement avait estimé mi-décembre que GE avait jusqu'à présent tenu ses promesses, notamment en termes de créations d'emplois en France, après le rachat du pôle énergie d'Alstom (dont faisait partie la branche hydro). Un mariage GE-Alstom qu'avait validé Emmanuel Macron quand il était ministre de l'Economie de François Hollande.

 
2 commentaires - Le plan social de GE Hydro à Grenoble recalé par l'administration
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    parisman -

    les syndicats servent plus à rien de toute manière, ce sont tous des francs maçons qui vont en séances ensemble avec les politiques

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    ajlbn -

    référence à l'article :

    Sondage : Macron et Philippe à nouveau en forte hausse


    Statut : refusé

    Il y a une heure


    Se pose la question de la composition du panel de sondés! J'ai fait un sondage honnête chez moi! 100% des personnes consultées sont mécontentes de de gouvernement. Et avec de bonnes raisons comme ci-dessous!
    Les Lois Gattaz-Valls-Hollande-Macron se heurtent aux réalités de la vraie vie! Le patronat nous voulait taillables et corvéables à merci. Pour ce faire, le gouvernement a joué la carte de la division, entre les citoyens, les salariés du privé, du public, les chômeurs, les stagiaires, les retraités, les malades, les étudiants, les artisans, etc...et la division entre les syndicats, en faisant miroiter à certains la possibilité de devenir l'interlocuteur privilégié du pouvoir! Mais les bases syndicales, les délégués de terrain, eux sont restés unis. On les a vu dans les manifs nombreuses! Nos dirigeants ont ajouté, à diverses époques du mépris des insultes à notre endroit! Le "casse toi pauv' c.." de Sarkozy ne s'adressait pas qu'à une personne! Les "sans dent" de Hollande était bien collectif, les riens, les fainéants, les fouteurs de bor..ls, les assistés et autres mots de Macron, étaient de la même veine! Patrons, nous ne serons pas vos nouveaux esclaves! Ni nos enfants et petits enfants!
    23-fois censuré-repassé

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    Tueur -

    ?????? quel rapport ? toujours à coté de la plaque .......

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    burlat -

    VOUS AVEZ VOTER AUX DERNIERES ELECTIONS.................................TOUJOURS FACILE LA CRITIQUE..................ONT AURA TOUJOURS LE MEME PROBLEME AVEC LES ENTREPRISES AMERICAINES EN FRANCE.....................

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    [=pseudo.pseudo] -

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