Le port du masque obligatoire en entreprise à partir du 1er septembre

Le port du masque obligatoire en entreprise à partir du 1er septembre
Masques, coronavirus

Boursier.com, publié le mardi 18 août 2020 à 13h46

Cette mesure concerne notamment les open spaces, mais pas les bureaux individuels, a indiqué la ministre du travail Elisabeth Borne...

C'est officiel !... Face à la recrudescence de cas positifs au Covid-19 en France, la ministre du Travail Elisabeth Borne a annoncé que le port du masque deviendra obligatoire en entreprise dès le 1er septembre, comme l'a appris 'franceinfo' ce mardi. Les salariés seront tenus de porter leur masque partout où ils seront susceptibles de se croiser. Cela vaut ainsi pour les open spaces et les bureaux ouverts.

En revanche, les bureaux individuels ne seront pas concernés par cette mesure. Elisabeth Borne s'est basée sur un avis du Haut conseil de la Santé publique daté du 14 août, portant sur la transmission du nouveau coronavirus par aérosol.

Lundi, la ministre avait d'abord indiqué qu'elle allait proposer cette mesure aux partenaires sociaux. "Un sujet apparaît dans tous les avis scientifiques : l'intérêt d'en porter un quand on est à plusieurs dans un lieu clos. Dans les salles de réunion où il n'y a pas d'aération naturelle, les espaces de circulation...", avait-t-elle précisé au 'Journal du Dimanche'.

Les masques à la charge de l'employeur

Alors qu'il s'agissait jusqu'ici d'une recommandation, le masque deviendra un équipement de protection individuel. Il ne sera donc pas à la charge du salarié, mais de l'employeur. Pour rappel, cette mesure sanitaire ne doit pour l'heure s'appliquer que dans certaines situations au travail, notamment dès lors que la distanciation d'un mètre avec d'autres salariés, des clients ou toute autre personne intervenant sur le lieu de travail n'est pas effective ou est susceptible de ne plus l'être.

La ministre du Travail a également encouragé les employeurs à favoriser le télétravail. "Il faut le mettre en place chaque fois que c'est possible dans les zones de circulation active du virus. Tous les territoires ne sont pas dans la même situation. Par exemple, à Aurillac ou à Paris, la question des transports en commun ne se pose pas de manière identique", avait-elle déjà expliqué au 'JDD'.

Mise en garde contre des "mesures générales trop coercitives"

Interrogé par 'franceinfo' ce mardi, le président délégué du Medef Patrick Martin a tenu à mettre en garde contre des "mesures générales trop coercitives". Selon lui, il existe "une dimension pratique et symbolique" dans le fait d'imposer le port du masque en entreprise.

"Cela établirait dans l'esprit des salariés que la pandémie est revenue plein pot, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Il ne faut pas envoyer un contre signal en signifiant que notre pays va se mettre à l'arrêt parce que ce serait fatal, notamment sur le plan de l'emploi", a-t-il estimé.

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