Le président argentin annonce des baisse d'impôts et fait chuter le peso

Le président argentin annonce des baisse d'impôts et fait chuter le peso
Argentine

Boursier.com, publié le mercredi 14 août 2019 à 17h48

La devise argentine a perdu le quart de sa valeur depuis l'annonce du résultat des primaires dimanche soir, qui augure mal de la réélection de l'actuel chef de l'Etat.

Le président argentin Mauricio Macri a annoncé mercredi qu'il souhaitait réduire les impôts sur les bas salaires et accroître les aides sociales pour soutenir l'économie du pays, provoquant une nouvelle chute du peso.

Sur le marché des changes, le peso a ouvert mercredi en baisse de 12,3%, avant de limiter un peu ses pertes pour perdre 7,2% peu après 17 heures. La devise argentine a perdu le quart de sa valeur depuis l'annonce du résultat des primaires dimanche soir.

Les prix des carburants gelés

Macri a en effet subi un revers cinglant lors des primaires en vue de l'élection présidentielle prévue le 27 octobre. La candidate de l'opposition, l'ancienne présidente Cristina Fernandez, a recueilli 47,65% des suffrages, reléguant Macri à plus de 15 points. Ce résultat a provoqué des turbulences sur les marchés financiers qui craignent un retour à une politique d'interventionnisme économique menée par l'ancien gouvernement.

Macri a également annoncé que les prix des carburants seraient gelés pendant 90 jours dans le cadre de son plan visant à réduire les effets de la crise économique. "Je prends les mesures que je vous présente maintenant parce que je vous ai entendus. J'ai entendu ce que vous avez voulu me dire dimanche", a déclaré le président argentin. "Ces mesures vont apporter un soulagement à 17 millions d'ouvriers et à leurs familles", selon lui.

Problème avec l'énergie

L'effondrement du peso ainsi que la chute des marchés lundi, la pire depuis la crise de la dette du pays en 2001, ont eu des répercussions sur les marchés de l'énergie. Depuis sa prise de fonction en 2015, Macri a fortement réduit les aides aux services publics ainsi qu'à d'autres services provoquant une hausse des tarifs de l'électricité et du gaz.

Ces mesures faisaient partie d'un accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre d'un accord d'aide de 57 milliards de dollars. Elles avaient fortement entamé sa cote de popularité.

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