Le président du LSE confirmé par les actionnaires malgré une fronde

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 Le président du London Stock Exchange (LSE), Donald Brydon, a été confirmé à son poste par les actionnaires

Le président du London Stock Exchange (LSE), Donald Brydon, a été confirmé à son poste par les actionnaires

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© AFP, Tolga AKMEN
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AFP, publié le mardi 19 décembre 2017 à 18h53

Le président du London Stock Exchange (LSE), Donald Brydon, a été confirmé mardi à son poste par les actionnaires qui ont rejeté la demande de renvoi formulée par un investisseur activiste. 

Quelque 79% des actionnaires du mastodonte financier, gestionnaire entre autres de la Bourse de Londres, ont voté contre la proposition du fonds activiste TCI (The Children's Investment Master Fund) d'éconduire M. Brydon, d'après un communiqué publié par le LSE à l'issue d'une réunion extraordinaire des porteurs de titres. 

"Le conseil d'administration et moi-même saluons ce résultat qui apporte de la stabilité au groupe", a déclaré M. Brydon cité dans ce communiqué, deux heures après avoir ouvert cette réunion dans la sobriété, revêtu d'un costume noir et d'une cravate bordeaux.

Ce résultat n'est pas une surprise: d'après des sources proches du dossier et la presse, deux des principaux actionnaires du LSE - avec chacun autour de 10% du capital -, le gérant d'actifs Blackrock et Qatar Investment Authority (QIA), avaient prévu de voter en faveur du maintien de M. Brydon pour ne pas aggraver la crise de gouvernance du LSE.

Cette crise a démarré au lendemain de l'annonce surprise du départ du directeur général du LSE, le Français Xavier Rolet, le 19 octobre. TCI, un actionnaire important du LSE avec quelque 5% du capital, était alors intervenu pour demander le maintien de M. Rolet et le renvoi de M. Brydon accusé d'avoir provoqué le départ du Français, prévu alors pour la fin 2018.

Le fonds activiste mettait en avant le fait que sous le mandat de M. Rolet, entamé en 2009, le LSE était devenu un groupe diversifié sur les marchés, gérant les Bourses de Londres et de Milan, le spécialiste des indices Russell ou encore la chambre de compensation LCH. La capitalisation boursière du groupe a été multipliée par 20 en huit ans.

Le 29 novembre toutefois, le LSE avait annoncé le départ finalement immédiat de M. Rolet, lequel regrettait la "mauvaise publicité" faite autour du groupe. Dans le même mouvement, le LSE annonçait que le président de son conseil d'administration, Donald Brydon, ne serait pas candidat à une réélection en 2019.

Ce faisant, l'opérateur boursier espérait clore cette crise de gouvernance qui a secoué la City de Londres, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, se disant même "déconcerté". 

TCI avait néanmoins maintenu sa demande de renvoi de M. Brydon, qui a donc été soumise mardi au vote des actionnaires et rejetée.

Dans la foulée de ce vote, M. Brydon a envoyé une lettre au co-fondateur du fonds, Christopher Hohn, qui mène la fronde contre lui, afin de trouver un terrain d'entente et soulignant le rôle de TCI comme important actionnaire du géant financier et sollicitant son point de vue sur l'avenir du groupe.

Mais M. Hohn s'est également fendu d'une lettre, au conseil d'administration du LSE, appelant toujours au remplacement anticipé de M. Brydon, et notant que l'impact du vote de défiance, qui a dépassé le seuil de 20%, sur les décisions du conseil devrait être rendu public lors de l'assemblée générale de 2018 au plus tard.

M. Hohn a également déclaré que "nombres des plus gros actionnaires qui ont voté contre la résolution ont informé (TCI) qu'ils ont demandé au conseil de commencer à œuvrer pour planifier dès maintenant la succession du président".

Cette demande a été démentie par le LSE, qui a déclaré que "le conseil estime qu'il est dans le meilleur intérêt des actionnaires de voir Donald (Brydon) rester président jusqu'en 2019".

Cette agitation est mal tombée pour le LSE, qui tente de se remettre de l'échec cuisant en mars dernier du mariage prévu avec l'opérateur de la Bourse de Francfort, Deutsche Börse, qui n'a pu être validé par la Commission européenne dans un contexte rendu difficile par le Brexit. 

La place de Londres est en outre candidate, comme New York et des places financières asiatiques, à l'accueil de la cotation boursière du géant saoudien Saudi Aramco, qui prévoit une entrée sur le marché d'ampleur historique.

 
2 commentaires - Le président du LSE confirmé par les actionnaires malgré une fronde
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    ajlbn -

    référence à l'article :

    A peine relancé, le Conseil national du numérique en crise


    Statut : en attente de publication

    Il y a 2 minutes


    Dans le numérique Français, c'est la pagaille à tous les niveaux! Le Canard a fait ses choux gras des erreurs dans le choix des logiciels, des matériels, des flops, des retards, au fil des années, tant pour les armées, l'éducation, la sécu, les papiers d'identités et les cartes grises, etc... chaque fois le citoyen, mal servi, paye! Mais même au niveau de la haute pensée et la direction, c'est la foire!
    Et dire que nos énarques et banquiers veulent que nous fassions tout pas internet, et uniquement par internet! Il serait bon de se pencher sur la légalité d'obliger les citoyens, pas obligatoirement doués en informatique, même basique, à s'équiper à leurs frais, cher, ou s'abonner obligatoirement à un fournisseur accès pas donné, pour pouvoir remplir sa déclaration d'impôts, par exemple! Déclarer et payer ses impôts ne devrait pas coûter plus que le prix d'un timbre et ne nécessiter que des savoirs élémentaires. Mais notre bon gouvernement de droite va surement nous proposer une petite niche fiscale pour nous rembourser notre matériel et ses logiciels et réseaux? Tu rêves ajlbn...
    02- < compteur de censure> repassé
    Le modérateur n'a aucun motif réel et sérieux de censurer mon avis. Je respecte la charte, et je liste des éléments factuels vérifiables, dans la source citée. Pas de majuscule, pas d'insulte, par de propos xénophobe ou haineux.
    Curieux que ce sujet en ligne depuis un moment stagne à zéro commentaire! A croire que les messages envoyés n'ont pas été retenus. Aussi je le repasse autant de fois que nécessaire. Cordialement

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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article : Projet de loi sur la fin de l'exploitation des hydrocarbures : "Un symbole important", estime la Fondation pour la nature et l'homme
    Statut : refusé Il y a une heure le 19 12 2017 à 11 37


    Projet de loi désiré pas qui ? une toute petite minorité ?
    9a concerne tous les Français et c'est une minuscule corporation d'idéologue qui veut contraindre les Français; Encore des minoritaires qui pensent détenir la vérité absolue ?


    En fait ceux qui se réclament de la démocratie verraient bien le monde dirigé par L'ONU, l' OMC, une grosse poignée d'ONG, de fondations "bien sous tous rapports" et une kyrielle d'associations.

    Ca évite tout de même de devoir se confronter aux votes des électeurs, de dire qui fait quoi, combien ça coûte... et en plus si vous faites comme hollande vous partez en vous servant dans la caisse pour payer la création de la fondation, ou encore comme Bill Gates qui vient donner des leçons de morale aux capitalistes après avoir bâti sa fortune à partir du capitalisme -pire qu'un ancien fumeur celui ci- ou comme l'ONU qui se fait financer par lesétats pour donner la leçon aux états, ou pas des associations qui sont financées elles aussi par les états et qui expliquent aux états et donc aux contribuables pourquoi ils doivent encore payer plus.

    Ca permet juste de diriger le monde par des minorités ! Un gouvernement mondial virtuel qui se dessine en dehors des peuples ?

    Elle est pa sbelle cette démocratie là ?

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