Le sort du Brexit entre les mains des députés britanniques

Le sort du Brexit entre les mains des députés britanniques
Londres Big ben Royaume-Uni Grande-Bretagne

Boursier.com, publié le mardi 12 juin 2018 à 14h11

C'est un débat sous tension qui se profile aujourd'hui et demain au parlement britannique. Les députés se penchent à nouveau sur le texte de sortie de l'Union Européenne. La loi doit notamment mettre fin à la suprématie du droit européen sur le droit britannique et en même temps réintégrer les réglementations européennes dans le droit national pour éviter toute rupture. Une première version de la loi a été adoptée en janvier, les députés doivent maintenant se prononcer sur les quinze amendements apportés par la chambre des Lords.

Vote significatif

Parmi les amendements qui pourraient affaiblir la position de Theresa May celui du "vote significatif". Il permettrait aux députés d'avoir le dernier mot sur les négociations. La première ministre britannique ne pourrait signer l'accord de sortie de l'UE sans un vote du Parlement d'ici le 30 novembre prochain. Si les députés ne donnent pas leur aval, cela pourrait obliger Teresa May à retourner négocier avec Bruxelles ou à organiser un nouveau référendum.

L'autre amendement de taille est celui concernant le maintien du pays dans une union douanière européenne. Il sera discuté demain, mercredi. Un troisième amendement fait aussi parler de lui mais il a moins de chance d'être adopté. La Chambre des Lords, opposée à une sortie de l'UE, souhaiterait que le Royaume-Uni reste dans l'Espace économique européen. Il regroupe les 28 états membres ainsi que l'Islande, la Norvège et le Lichtenstein. Le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, a indiqué qu'il ne le soutiendrait pas. Il a demandé aux députés du Labour de suivre cette ligne.

Teresa May fragilisée

Hier soir, devant les députés de son parti, Theresa May a rappelé qu'elle essayait de "négocier le meilleur accord possible pour le Royaume-Uni". La position de la cheffe de gouvernement est assez périlleuse. Fragilisée de tous les côtés, elle a dû faire face, ces derniers jours, aux déclarations de son ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson. Des extraits ont fuité dans la presse : "Imaginez Donald Trump faire le Brexit. Il s'y impliquerait de manière extrêmement dure (...) Mais à la fin, on pourrait arriver à quelque chose."

Le compte à rebours est lancé. Tous les parlements des différents pays de l'Union européenne devront valider l'accord de sortie de l'UE avant la date butoir du 29 mars 2019.

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