Lendemain de Fed difficile à la Bourse de Paris (-0,78%)

Lendemain de Fed difficile à la Bourse de Paris (-0,78%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le jeudi 17 septembre 2020 à 13h27

La Bourse de Paris faisait grise mine jeudi à la mi-séance (-0,78%), déprimée tout comme ses consoeurs européennes par les annonces de la Banque centrale américaine (Fed) la veille jugées insuffisamment accommodantes.

L'indice parisien perdait 39,36 points à 5.035,06 points vers 13H00 (11H00 GMT). 

Ailleurs en Europe, Londres lâchait 0,79% et Francfort 0,68%. Les contrats à terme à Wall Street pointaient quant à eux vers une ouverture en baisse d'environ 1% sur les trois principaux indices.

"Il n'y a pas eu assez d'ingrédients dans la potion magique de la Fed pour balayer le spleen de septembre", juge Stephen Innes, stratégiste en chef des marchés pour AxiCorp, en référence au plongeon des indices en début de mois. 

L'économie américaine devrait s'en sortir un peu mieux que prévu en 2020, mais le retour à la situation florissante du début de l'année est encore loin, a anticipé le président de l'institution Jerome Powell, à l'occasion de la dernière réunion avant la présidentielle américaine.

De ce fait, les taux devraient rester au moins jusqu'en 2023 dans une fourchette entre 0 et 0,25%, au niveau plancher où l'institution les avait mis en urgence en mars lorsque le virus faisait des ravages.

Malgré le ton toujours très accommodant de l'institution sur les taux, de nombreux observateurs ont estimé que ce n'était pas assez.

"Avec l'impression d'une Fed moins accommodante, vue à travers l'absence de nouvelles mesures budgétaires d'un Congrès aux abonnés absents, la déprime peut se poursuivre", ajoute M. Innes.

"Pas facile d'ajuster la communication pour prévenir tous les risques de marchés", réagit de son côté Véronique Riches-Flores, économiste et présidente de Riches Flores Research, en référence au "jeu d'équilibriste" du patron de la Fed jeudi.

Devenue elle-aussi très accommodante à la faveur de la crise, la Banque centrale européenne a annoncé jeudi un nouvel assouplissement des exigences de fonds propres des grandes banques.

LES BANCAIRES DEVISSENT APRES LA FED ET LA BCE

Les inquiétudes sur la conjoncture économique et la perspective de taux très bas faisaient reculer les valeurs bancaires. Crédit Agricole perdant 1,11% à 8,35 euros et BNP Paribas 1,09% à 35,32 euro. Ailleurs en Europe, HSBC abandonnait 2,10% à 70,35 pence et Barclays 1,96% à 100,94 pence.

BORSA ITALIA, OBJET DE CONVOITISES

La Bourse suisse a soumis une offre non-contraignante dans la course au rachat de Borsa Italiana, a indiqué jeudi un porte-parole de SIX Group, l'opérateur du marché en Suisse, à l'AFP. 

Également sur les rangs pour le racheter au London Stock Exchange (-0,96% à 8.888 pence), Euronext (-0,71% à 991,79 euros) et Deutsche Borse (-0,37% à 147,80 euros).

LES VENTES DE VOITURES FONT CRISSER RENAULT ET PEUGEOT

Le groupe Renault (avec Dacia, Lada et Alpine) a subi un recul de 24,7% de ses immatriculations en août 2020 par rapport à août 2019, a annoncé l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Le titre chutait de 0,93% à 23,41 euros. PSA (Peugeot, Citroën, Opel/Vauxhall, DS) a enregistré une baisse de 20,8%, son titre perdait 1,43% à 16,15 euros.

Euronext CAC40

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