Les agriculteurs manifestent à Paris contre "l'agri-bashing"

Les agriculteurs manifestent à Paris contre "l'agri-bashing"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 27 novembre 2019 à 14h52

Des manifestations sont également organisées dans toute la France à l'appel de la FNSEA, le principal syndicat agricole, ainsi que des Jeunes agriculteurs.

Un millier de tracteurs ont convergé mercredi vers Paris, bloquant certains accès à la capitale. Venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté, leur objectif est d'interpeller le gouvernement sur les difficultés d'une profession préoccupée par son avenir et qui vit de plus en plus mal les attaques qu'elle subit au sujet des pesticides ou du bien-être animal.

Des manifestations sont également organisées dans toute la France à l'appel de la FNSEA, le principal syndicat agricole, ainsi que des Jeunes agriculteurs.

"Laissez-nous travailler"

A Paris, les tracteurs devaient se rendre avenue Foch, près des Champs Elysées, afin de protester également contre les grands traités commerciaux internationaux et la pression sur les prix exercée par la grande distribution.

"Le gouvernement nous met à nu, laissez-nous travailler", lisait-on sur une immense pancarte fixée à l'arrière d'un tracteur roulant vers Paris.

Sentiment d'isolement

Le sentiment d'isolement des agriculteurs a également été alimenté par la multiplication d'arrêtés municipaux interdisant notamment l'usage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations. Ces arrêtés ont toutefois été pour la plupart remis en cause par les services de l'Etat.

Certains agriculteurs reprochent également au chef de l'Etat, Emmanuel Macron, d'avoir décidé d'interdire en France l'utilisation du glyphosate d'ici 2021 - sous réserve de certaines dérogations en l'absence de solutions alternatives -, un herbicide jugé dangereux par les défenseurs de l'environnement mais que beaucoup d'exploitants souhaitent continuer à utiliser.

De même, les attaques contre des exploitations et des boucheries par certains défenseurs du bien-être animal ont accru le fossé entre la profession et une partie de la population, en particulier urbaine, un phénomène dont le mouvement des Gilets jaunes a été l'un des symptômes.

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