Les automobilistes coûtent (très) cher à la société, selon un rapport de Bercy

Les automobilistes coûtent (très) cher à la société, selon un rapport de Bercy©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 25 mai 2021 à 08h04

Si les conducteurs mettent la main à la poche pour les péages et fiscalité sur les carburants, ils sont responsables de l'usure de la route, des embouteillages, des accidents, de la pollution de l'air, ou encore du bruit.

Si les conducteurs mettent la main à la poche pour les péages et fiscalité sur les carburants, ils sont responsables de l'usure de la route, des embouteillages, des accidents, de la pollution de l'air, ou encore du bruit.

Les automobilistes ont pourtant le sentiment de beaucoup mettre la main à la poche... Mais ils coûtent bien plus cher qu'ils ne rapportent à la collectivité, selon Bercy. En moyenne, ils ne couvrent que 36% des dépenses qu'ils génèrent pour la société, montre une étude publiée récemment par la direction générale du Trésor et révélée par 'Le Parisien'.

Ce rapport a pris en compte ce que dépense l'automobiliste quand il est au volant de sa voiture : péages et fiscalité sur les carburants. En face, les auteurs ont calculé les coûts générés par l'utilisation de cette voiture, "comme l'usure de la route, les embouteillages, les accidents, la pollution de l'air, les émissions de gaz à effet de serre ou encore le bruit", écrit le quotidien...

Seules autoroutes à péages font exception

Qui coûte le plus cher ? Les voitures circulant en milieu urbain très dense, car dans cet environnement en moyenne, quel que soit le véhicule, seulement 8% des coûts sont à la charge de l'automobiliste. Les camions affichent sans surprise une facture très lourde. La seule exception est observée sur les autoroutes à péage où les prélèvements supportés sont supérieurs aux coûts engendrés.

Les économistes du Trésor planchent donc sur la mise en place de péages urbains, et réfléchissent aussi à "la modularité des tarifs de stationnement ou encore la convergence des fiscalités sur le diesel et sur l'essence". Mais rien de concret pour le moment, le gouvernementayant promis une pause dans les hausses d'impôts en 2022, d'autant plus que la dernière tentative de faire payer les automobilistes a été l'étincelle qui a allumé le conflit des Gilets jaunes à l'automne 2018...

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