Les coiffeurs demandent une baisse de leur TVA de 15 à 10%

Les coiffeurs demandent une baisse de leur TVA de 15 à 10%
coiffeur coiffure

Boursier.com, publié le mercredi 02 septembre 2020 à 14h55

Le secteur a été durement touché par la crise, avec des clients qui délaissent les salons depuis le début de l'épidémie de coronavirus.

Ils estiment avoir souffert encore plus que les bars et les restaurants depuis le début de la crise sanitaire... Les coiffeurs demandent ce mercredi au gouvernement une baisse de leur TVA pour passer de 15 à 10%, afin de tenter de remonter la pente. Dans un communiqué, l'Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) évoque "une baisse de la consommation de 15 à 40% qui, nous le craignons, pourrait être durable et le corollaire du choc économique subi par notre pays".

"Au-delà de la période de reprise où la réouverture des salons a été très attendue, avec une hausse de fréquentation importante pendant trois semaines, notre secteur est désormais très inquiet", écrit l'Unec.

Selon l'observatoire de la FCGA (Fédération des Centres de Gestion Agrées), le taux d'accroissement du chiffre d'affaires de la coiffure sur le 1er trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019 a été en baisse de 17,1%. Cette baisse est supérieure sur la période à celle du secteur des Bars/hôtels/restauration, poursuit le communiqué.

Baisse du taux de TVA

Pour maintenir l'activité, la pérennité des entreprises, des emplois et soutenir l'effort de formation des jeunes par nos entreprises, les professionnels demandent donc que le taux de TVA des services de coiffure soit abaissé à 10%.

"Depuis plusieurs années, les TPE et les entreprises de coiffure ont encaissé le choc de l'augmentation importante des loyers, l'augmentation du coût des matières premières (produits professionnels) de 3% à 5% par an. Sans oublier bien sûr le coût de l'énergie et autres consommables", se justifie l'Unec.

Elle indique également que malgré les divers dispositifs d'allègement sur les bas salaires, les charges sociales pèsent lourd, puisque la coiffure est une activité à forte de densité de main-d'oeuvre et pour laquelle la masse salariale représente plus de 50% des charges des établissements employeurs. "Alléger les charges sur les bas salaires c'est bien, mais le but n'est pas de sous-payer les salariés avec parallèlement un chef d'entreprise dont les revenus figurent parmi les plus bas du secteur des TPE", écrit l'Unec.

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