Les commerçants réclament la suppression de la TaSCom

Les commerçants réclament la suppression de la TaSCom
Shopping, magasins, commerces, habillement

Boursier.com, publié le vendredi 25 septembre 2020 à 08h27

Le Conseil du commerce de France a demandé la suppression de la TaSCom, un "impôt de production pesant sur les magasins des commerçants"...

Vers une suppression de la TaSCom ? C'est du moins ce que réclame le Conseil du commerce de France (CdCF), qui souhaite que les commerçants, qui ontbeaucoup souffert de la crise liée au Covid-19, puissent "moderniser" et "développer une activité pérenne". Pour rappel, le gouvernement avait décidé de réduire durablement les impôts de production pesant sur les entreprises françaises dans le cadre du plan de relance.

Si l'association, qui regroupe une trentaine de fédérations professionnelles du commerce, "se réjouit de la baisse de la cotisation de la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui va bénéficier à de nombreuses entreprises", elle considère considère qu'il faut aller plus loin en supprimant la taxe sur les surfaces commerciales.

"La suppression de la TaSCom donnerait aux commerçants de nouvelles capacités pour investir dans leur transformation numérique et faire évoluer leur modèle économique vers l'omnicanalité, afin de répondre au mieux aux nouvelles attentes de leurs clients, tant consommateurs que professionnels", a expliqué William Koeberlé, président du CdCF cité dans un communiqué.

Près d'un milliard d'euros par an

Selon le CdCF, cette taxe rapporte près d'unmilliard d'euros par an... "Sa suppression représente un effort trois fois moins important que celui fait en faveur de l'industrie. Sans remettre en cause les avantages accordés aux industriels, les commerçants rappellent qu'ils contribuent eux aussi à créer de la valeur ajoutée en France, à hauteur de 10,4% et qu'avec leurs 3,2 millions de salariés, ils représentent 3,6 millions d'emplois", a-t-il précisé.

"Pour la relance de la France et de son commerce, nous pensons qu'il est préférable de renoncer dans l'immédiat à un milliard d'impôts pour permettre aux commerçants de moderniser et développer une activité pérenne, source elle, de nouvelles recettes fiscales", a ainsi estimé William Koeberlé.

"Le digital n'est plus une option pour le commerce mais une nécessité, comme l'a malheureusement bien démontré le confinement et l'interdiction d'accueillir des clients dans les magasins", a estimé le président de l'organisme...

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