Les Cryptomonnaies célébrées par un "girls band" japonais

Les Cryptomonnaies célébrées par un "girls band" japonais©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 15 janvier 2018 à 20h43

Les cryptomonnaies auraient-elles un attrait particulier pour les starlettes ? Après la Française Nabilla, qui s'est fait rappeler à l'ordre par l'AMF la semaine dernière, c'est au tour d'un groupe musical féminin japonais de chanter les louanges du bitcoin et des autres monnaies virtuelles.

Le "girls band", baptisé les "Virtual currency girls" (filles de la monnaie virtuelle), a fait ses débuts sur scène le 11 janvier à Tokyo devant un audience survoltée, avec des chansons consacrées au monnaies virtuelles. Leur premier tube, "La lune, les monnaies virtuelles et moi", met en garde contre les fraudeurs sur ce marché, mais l'objectif affiché semble bien d'encourager le public à investir sur ce marché.

Promouvoir les cryptomonnaies de manière ludique

Sur scène, les tenues des jeunes femmes représentent chacune une crypto-monnaie, telles que le bitcoin, Ethereum ou encore Ripple, et chacune d'elle porte un masque à l'effigie d'une devise. Entre deux chansons, le groupe explique qu'il entend "promouvoir de manière ludique l'idée que les monnaies virtuelles ne sont pas simplement un outil de spéculation mais une technologie formidable amenée à façonner l'avenir".

Ainsi, toute l'économie du groupe est basée sur des monnaies virtuelles : les salaires des chanteuses, les billets des spectacles, les articles de promotion... Après le concert, pour avoir droit à un " selfie " avec sa chanteuse préférée, il fallait par exemple débourser 0,001 bitcoin, soit environ 15 dollars.

Les cryptomonnaies sont reconnues légalement au Japon

Pour l'instant, l'Agence des services financiers du Japon n'a pas trouvé à redire aux activités des "Virtual currency girls". Il faut dire qu'en avril 2017, une loi japonaise a reconnu le bitcoin et les autres monnaies virtuelles en tant que moyen de paiement légal. La même loi a parallèlement renforcé les exigences de transparence et de solidité financière des opérateurs du marché local des cryptomonnaies.  Rappelons qu'en 2014, la plateforme d'échanges MtGox basée à Tokyo, dirigée par le Français Mark Karpelès, a fait faillite, et que son ex-patron fait actuellement face à la justice nippone.

En décembre 2017, environ 31% des transactions mondiales du bitcoin étaient libellées en yen, derrière le dollar (44%) mais loin devant le won sud-coréen (18%) et l'euro (6%), d'après jpbitcoin.com, site japonais compilant des données du secteur.

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