Les dîners polémiques de Rugy "tous professionnels", selon l'Assemblée

Les dîners polémiques de Rugy "tous professionnels", selon l'Assemblée©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 19 juillet 2019 à 21h25

Selon franceinfo, qui cite une source proche de l'enquête, l'ancien ministre de la Transition écologique n'aurait rien à se reprocher dans ce dossier.

L'enquête de l'Assemblée nationale sur les dîners fastueux de François de Rugy à l'hôtel de Lassay, qui l'ont conduit (entre autres révélations) à la démission cette semaine, doit être remise mardi 23 juillet. Et selon franceinfo, qui cite une source proche de l'enquête, l'ancien ministre de la Transition écologique n'aurait rien à se reprocher dans ce dossier.

Les dîners polémiques étaient "professionnels", et l'ensemble des contrôles menés sur le train de vie présumé de l'ex-ministre de la Transition écologique n'ont mis au jour aucune entorse aux règles, d'après les conclusions de cette enquête. "Sur la base des règles en vigueur, il n'y a rien à reprocher à François de Rugy quand il était président de l'Assemblée nationale", dit franceinfo.

François de Rugy a démissionné mardi à la suite d'informations de Mediapart, du 'Parisien', de 'Ouest France', notamment, sur ses dépenses lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale (juin 2017-septembre 2018) puis ministre.

Pas de sèche-cheveux en or

Mediapart a publié des photos de dîners d'apparat à l'Assemblée, avec des homards et de grands crus au menu, et 'Le Parisien' a fait état d"'un sèche-cheveux doré à la feuille d'or", d'un montant de "499 euros acquis sur l'argent de l'Assemblée". Selon franceinfo, cet appareil "n'existe pas", mais l'acquisition d'un modèle de la même marque, laissé dans l'appartement de fonction, a été constatée. "Contrairement à ce qui a été évoqué dans plusieurs articles de presse, il n'est pas plaqué or", explique la radio.

François de Rugy, qui a fait état de "dîners informels" dans le cadre d'un "travail de représentation", s'est engagé à rembourser, le cas échéant, "chaque euro contesté". Il a dénoncé un "lynchage médiatique" à son endroit.

D'autres révélations ont poussé l'ancien ministre à la démission : des "travaux de confort" présumés, réalisés dans son appartement au ministère de la Transition écologique pour un montant total de 63.000 euros, dont 17.000 euros dédiés à un dressing, mais aussi un logement "Scellier" loué à Orvault, près de Nantes (Loire-Atlantique).

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