Les entreprises vont-elles bientôt payer les arrêts maladie ?

Les entreprises vont-elles bientôt payer les arrêts maladie ?
assurance maladie

Boursier.com, publié le jeudi 02 août 2018 à 09h59

C'est un projet qui inquiète beaucoup les patrons... Le gouvernement envisage de faire payer aux employeurs une partie des indemnités journalières versées en cas d'arrêt maladie pour réduire les dépenses de la Sécurité sociale, affirme le journal 'Les Echos' dans son édition de jeudi. Les indemnités journalières ne cessent en effet d'augmenter, avec le recul de l'âge de départ en retraite.

Versées aux salariés pour des arrêts maladie, elles sont actuellement financées par la Sécurité sociale à hauteur de 50% de la rémunération, après un délai de carence de trois jours.

Quatre jours à la charge des entreprises

"Selon ce qui se dessine, les employeurs devraient payer à place de la Sécurité sociale les indemnités maladie pour une certaine durée, au-delà du délai de carence, mais pas forcément sur 100% du salaire", explique le quotidien économique. Le gouvernement évalue la possibilité de faire payer aux entreprises quatre jours d'indemnités journalières au-delà du délai de carence pour les arrêts de moins de huit jours. Cela représenterait un coût de 900 millions d'euros.

La période envisagée était initialement de 30 jours, précise le quotidien, ce qui aurait coûté de trois à quatre milliards d'euros aux entreprises. Mais le gouvernement aurait revu ses ambitions à la baisse devant l'hostilité manifestée par le patronat. Les arbitrages devraient être annoncés en septembre après une concertation avec les partenaires sociaux sur le sujet.

Levée de bouclier du patronat

Mais cette réforme n'est donc pas du tout du goût des patrons. Les dirigeants du Medef, de la CPME et de l'U2P (syndicat des artisans) ont écrit au Premier ministre Edouard Philippe dans la semaine pour lui faire part de leurs inquiétudes. Geoffroy Roux-de-Bézieux, François Asselin et Alain Griset évoquent une "charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter".

Le gouvernement aurait demandé à l'Inspection générale des affaires sociale (IGAS) de se pencher sur le sujet, inscrit dans le ans le PLFSS 2019, précisent les Echos. Le rapport n'a pas encore été rendu public.

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