Les Français favorables à la loi mobilités, mais inquiets pour leurs voitures

Les Français favorables à la loi mobilités, mais inquiets pour leurs voitures©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 21 juin 2019 à 10h10

S'ils sont prêts à renoncer à un vol interne en France pour protéger l'environnement, ils sont 55% à rejeter la fin des ventes de véhicules à carburants fossiles d'ici 2040.

Les députés ont adopté cette semaine le projet de loi sur les mobilités, un texte majeur du quinquennat qui regroupe des mesures telles que l'avenir des grandes infrastructures de transports, la pratique du vélo ou l'assouplissement des 80 km/h sur les routes nationales.

Cette loi est très bien accueillie par les Français, avec 72% d'adhésion en moyenne aux six mesures testées, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et 'le Figaro'. Ainsi, 85% des sondés pensent qu'il faut encadrer l'usage des trottinettes, avec un âge minimal de 12 ans, ou avec l'obligation de garer ces engins dans des lieux dédiés. La possibilité donnée aux départements de revenir sur la limitation à 80km/h est massivement approuvée, à 69%.

Mesures plébiscitées

D'autres mesures sont également applaudies, selon ce sondage : la possibilité pour les régions de gérer les "petites lignes" ferroviaires (82%), le forfait "mobilités durables" défiscalisé de 400 euros versé par les employeurs aux salariés qui viennent en vélo ou en co-voiturage (78%) et la contribution du transport aérien pour développer les autres types de transports (71%).

Un amendement au texte, déposé par EELV et La France Insoumise, n'a pas été retenu, mais est soutenu par les Français : l'interdiction de certains trajets aériens interne, dès lors qu'il est possible d'utiliser un autre moyen de transport avec un temps équivalent ou inférieur. Les Français semblent donc concernés par les questions environnementales...

Pas touche aux voitures

Une exception notable : la fin des ventes de véhicules à carburants fossiles d'ici 2040 est rejetée par 55% des sondés. "L'impact des énergies fossiles sur l'environnement n'est pas du tout remis en cause par l'opinion, les Français approuvent d'ailleurs la taxe sur le transport aérien, mais aujourd'hui, toutes les mesures décryptées comme 'anti-voiture' hérissent la population, même si l'horizon d'application est encore lointain", analysent les auteurs de l'étude. C'est en effet la voiture et plus particulièrement le coût de l'entretien et des carburants qui avaient été les déclencheurs de la crise des "Gilets jaunes".

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