Les grévistes de la Fonderie de Bretagne empêchent la tenue d'un CSE à Lorient

Les grévistes de la Fonderie de Bretagne empêchent la tenue d'un CSE à Lorient
Des salariés de la Fonderie de Bretagne, avec le délégué CGT Maël Le Goff (C), manifestent le 10 mai 2021 à Lorient

AFP, publié le lundi 10 mai 2021 à 18h01

Environ 150 salariés de la Fonderie de Bretagne (FDB), en grève depuis le 27 avril, se sont rassemblés lundi devant la sous-préfecture de Lorient pour empêcher la tenue d'un Conseil social et économique (CSE) qui devait acter la vente de l'usine, selon la CGT.

Environ 150 salariés de la Fonderie de Bretagne (FDB), en grève depuis le 27 avril, se sont rassemblés lundi devant la sous-préfecture de Lorient pour empêcher la tenue d'un Conseil social et économique (CSE) qui devait acter la vente de l'usine, selon la CGT.

Prévu à 14h30 à la sous-préfecture, le CSE "a été annulé, pour raison de sécurité apparemment", a indiqué dans l'après-midi Maël Le Goff, délégué CGT.

Il devait "officialiser la séparation de Renault avec la Fonderie de Bretagne et la recherche d'un repreneur", avait expliqué plus tôt M. Le Goff. Selon le syndicaliste les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC ont refusé de participer à la réunion. 

Les salariés de la fonderie de Caudan en sont à leur 3e semaine de grève pour réclamer leur maintien au sein du groupe Renault qui a annoncé le 11 mars la mise en vente de l'usine afin de "pérenniser les activités et les emplois".

A l'été 2020, le constructeur automobile a demandé une revue stratégique qui a conclu que le site devait diversifier ses activités et poursuivre la réduction de ses coûts de production. 

Installée près de Lorient depuis 1965, la Fonderie de Bretagne, qui compte à présent 350 salariés, fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesse.

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