Les hauts fonctionnaires du fisc trop payés, pour la Cour des Comptes !

Les hauts fonctionnaires du fisc trop payés, pour la Cour des Comptes !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 20 décembre 2017 à 20h28

Alors que la pression fiscale va s'accroître sur les Français au premier semestre 2018, la Cour des comptes a rendu public mercredi un référé, dans lequel elle met en évidence des rémunérations jugées trop élevées chez les hauts fonctionnaires du fisc.

La Cour pointe vers des  distorsions de rémunération pratiquées entre les différentes directions de Bercy (ministère de l'Economie et des Finances) qui favorisent les hauts fonctionnaires de la Direction générale des finances publiques (DGFIP).

Ainsi, en 2015, 104 des 150 plus hautes rémunérations de Bercy étaient perçues par ces hauts fonctionnaires rattachés à la Direction générale des finances publiques (DGFIP), ont souligné les Sages de la rue Cambon. Les magistrats ont épluché la rémunération des cadres supérieurs des ministères de Bercy, soit plus de 750 postes, pour les exercices 2013 à 2015. Ils ont adressé leur référé le 12 octobre dernier aux ministres de l'Économie, Bruno Le Maire, et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

La Cour des Comptes préconise de mettre fin aux surrémunérations

La Cour relève notamment qu'un administrateur général des finances publiques "de classe exceptionnelle" touche en moyenne 202.000 euros par an, contre 175.000 euros pour les hauts fonctionnaires en charge du contrôle budgétaire. "De même, la rémunération annuelle d'un directeur régional des finances publiques est supérieure en moyenne d'environ 35.000 euros à celle d'un directeur d'administration centrale, et encore de près de 8.000 euros à celle d'un directeur général", selon la Cour des Comptes.

Ces niveaux élevés de rémunération au sein de la DGFIP sont hérités des anciens trésoriers-payeurs généraux (TPG), dont la responsabilité pécuniaire personnelle était engagée devant le juge des comptes. Or, actuellement, le risque financier subi par ces agents est largement encadré, ce qui fait conseiller aux magistrats de la Cour des Comptes de "mettre fin à (cette) surrémunération relative".
"En dépit d'une nette amélioration depuis sa précédente enquête", qui remonte à 2011, la Cour "constate la persistance de pratiques indemnitaires irrégulières, notamment des dispositifs de rémunération sans base juridique"...

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