Les horlogers suisses veulent croire à la reprise

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Le fabricant de montre suisse Citizen à Baselworld, le salon annuel de l'horlogerie de Bâle le 21 mars 2018
Le fabricant de montre suisse Citizen à Baselworld, le salon annuel de l'horlogerie de Bâle le 21 mars 2018
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© AFP, FREDERICK FLORIN

AFP, publié le vendredi 23 mars 2018 à 21h06

Les fabricants de montres suisses réunis cette semaine à Baselworld, le salon annuel de l'horlogerie de Bâle, veulent croire à la reprise, espérant qu'un nouveau cycle de croissance s'est enclenché après deux années difficiles.

Après avoir chuté de 3,3% en 2015 et de 9,9% en 2016, les exportations horlogères suisses ont rebondi de 2,7% l'an passé et débuté 2018 sur une hausse de 12,8% pour janvier et février.

"L'ambiance est bien meilleure", a noté Jean-Daniel Pasche, le président de la fédération horlogère suisse, lors d'un entretien avec l'AFP durant le salon qui se tient cette année du 22 au 27 mars.

"On sait bien que ça n'est pas encore positif pour tout le monde", a-t-il reconnu, la situation restant difficile pour les sous-traitants et les petites marques, "mais, dans l'ensemble l'horlogerie va mieux", s'est-il félicité. 

S'il s'est dit "confiant pour 2018", il espère cependant que "les grandes puissances resteront raisonnables" face à la montée du protectionnisme.

L'ouverture des échanges commerciaux est indispensable pour une économie comme la Suisse, fortement tournée vers l'extérieur. L'horlogerie, son troisième secteur d'exportations après la pharmacie et chimie et le secteur des machines, vend 95% de sa production à l'étranger. 

"Il ne peut pas y avoir de gagnants dans une telle escalade. On vit dans un monde interdépendant", a-t-il insisté. 

Les grandes références de l'horlogerie suisse, telle que Rolex, Patek Philippe, Omega, Longines ou Tag Heuer, viennent à Baselworld présenter leurs nouvelles collections aux détaillants qui y passent le plus gros de leurs commandes annuelles. 

Cette année, de nombreuses marques et sociétés horlogères ont toutefois décidé de bouder le salon, qui ne compte que 650 marques, contre 1.300 exposants l'an passé.

-Mode plus offensif- 

Des petites marques, qui surveillent encore étroitement leur coûts après une cure d'austérité dans le secteur, ont préféré louer des salons dans les hôtels à proximité, pour rencontrer les détaillants à moindre frais. 

"Nous avons été contactés par des détaillants avec qui nous ne travaillons pas jusqu'à maintenant, ce qui n'aurait pas été le cas l'an passé", a indiqué Marco Tedeschi, le nouveau patron de la marque de luxe RJ.

"Je pense qu'on est vraiment entré dans un nouveau cycle. On voit une très nette amélioration", a-t-il affirmé, expliquant que la série limitée présentée il y a tout juste deux mois au salon concurrent de Genève avait déjà été entièrement écoulée.

Portée par ce regain de confiance, RJ fait partie des petites marques qui sont repassées en mode plus offensif. Elle compte racheter un petit atelier horloger pour accroître sa production, visant 1.500 pièces cette année contre environ 1.000 pièces en 2017, et va également lancer une nouvelle ligne de produits qui doit lui permettre de s'implanter sur de nouveaux marchés. 

"Notre priorité cette année va d'abord être de nous renforcer en Suisse et en Europe. Mais après, on devrait pouvoir aller un peu plus loin, aux États-Unis ou en Asie", a-t-il espéré.

Les marchés asiatiques, en particulier le marché chinois, ont fait un retour un force après un trou d'air suite à l'introduction fin 2013 de mesures de lutte contre la corruption qui avaient pesé sur les ventes de produits de luxe. En 2017, les exportations de montres suisses vers la Chine ont bondi de 18,8%. 

Si la Chine fait de nouveau partie des priorités des horlogers suisses, qui misent sur l'émergence d'une classe moyenne, l'autre grand défi de ce nouveau cycle sera "de partir à la conquête des millenials", a fait valoir Jean-Claude Biver, le patron du pôle horloger de LVMH, le numéro un mondial du luxe.  

Si beaucoup n'ont pas encore le pouvoir d'achat pour s'offrir des montres de luxe suisses, "c'est maintenant qu'il faut commencer à leur parler, à leur faire découvrir l'horlogerie. Après, il sera trop tard", a-t-il mis en garde.

Signe des temps, les horlogers qui ont longtemps hésité à vendre des montres en ligne ont multiplié les annonces de projets sur Internet et les réseaux sociaux. Patek Philippe, une des plus grandes référence de l'horlogerie suisse, a ainsi annoncé le lancement de son premier compte instagram. 

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5 commentaires - Les horlogers suisses veulent croire à la reprise
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    JON-DE-LIONNE -

    le 24 03 2018 à 15 32

    finalement le temps c'est la chose la plus compliquée au monde.Depuis le temps qu'on passe son temps à compter le temps, plus le temps passe et moins on a le temps et plus le temps de la vie avance et moins il reste de temps.
    A cela si on ajoute la dimension de l'espace temps de Einstein, alors là c'est le summum, plus on va loin dans l'espace et plus on se rapproche du Big bang originel et plus on remonte le temps le temps d'un instant.
    Bref , le temps du passé, ça on sait compter, le temps présent nous est compté et quand au temps de l'avenir il faut trop de temps pour apprendre à savoir le compter que le temps qui nous est accordé. Et dire que certains disent qu'on vivra sans temps !

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    jpeconomie -

    Ce qui change le plus dans l'horlogerie ce n'est pas la consommation et le luxe mais ce sont les mentalités qui dérogent à toutes études marketing dépassées et démodées. Les nouvelles générations n'ont pas du tout les même soucis de standing d'avoir une montre pour la gloire de montrer un objet somme toute dépassé par l'évolution des générations. Il faudra trouver autre chose dont les montres connectées qui servent à quelque chose.

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    ajlbn -

    référence à l'article :
    A l'Assemblée, les Insoumis mettent à l'affiche leurs propositions
    Statut : refusé Il y a une heure
    Que de haines contre la France Insoumise! Du moins de la part des tenants du libéralisme, de la mondialisation sans contrainte, des serviteurs du patronat, et des soutiens à une politique de casse du tissu social, et industrieux, de la Nation! Les cellules de réponses formatées sont à la manœuvre. Les propositions de ce mouvement, et de la vraie gauche, sont de bon sens, et ont le soutien d'une large part de l'opinion. Mais le réflexe de caste fait que tous les amendements sont rejetés. Il faut laminer l'opposition, comme le pouvoir a voulu détruire les syndicats! Ce n'est plus la démocratie, c'est le mépris pour une partie non neutre de la représentation nationale, et pour ceux , majoritaires, de fait, qui n'ont pas voté Macron, ou qui ont voté contre la châtelaine Le Pen.- 245 fois censuré -repassé

    Que la modération ORANGE prenne le temps de lire mon post, objectivement, dont chaque mot, factuel, patent, respecte la charte, et d'autant plus quand on le compare à d'autres avis de participants, qui passent, eux, sans problème, alors qu'ils déversent haines, racismes, mensonges, mépris, insultes, et autres, toutes choses normalement proscrites! Et comble, quand on ose y répondre avec courtoisie, on se fait censurer. Nous en sommes à 245 fois censuré repassé, et je vais continuer, fort de mon bon droit, à passer mon commentaire. Bon WE. Cordialement.

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    pseudoinconnu -

    Il faut vraiment avoir des sous pour s'offrir ce qu'une simple montre digitale en plastique fait mieux comme precision.Ou même n'importe quel portable vous donne l'heure.

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    AF40 -

    Ceux qui ne payent plus l'ISF investissent toujours dans l'horlogerie Suisse : Patek,Rolex ,Panerai etc etc ........