Les loyers chutent en Espagne avec le coronavirus

Les loyers chutent en Espagne avec le coronavirus
drapeau espagnol sur façade

Boursier.com, publié le mercredi 12 août 2020 à 12h02

Les Espagnols quittent les grandes villes pour des zones plus calmes, après un difficile confinement.

C'est une autre conséquence de la pandémie qui a durement frappé l'Espagne, un des pays les plus touchés en Europe. Les prix des loyers dans les grandes villes ont chuté en juillet, selon les données publiées mardi par un site d'annonces immobilières de référence, alors que les habitants visent désormais des zones moins densément peuplées pour s'installer.

Entre juin et juillet, les loyers ont baissé en moyenne de 2,5% à Barcelone et de 1,7% à Madrid, selon Fotocasa, bien qu'ils restent les endroits les plus chers d'Espagne. "De nombreux Espagnols envisagent de quitter les grandes villes pour aller vivre dans des zones périphériques où ils pourront trouver des maisons plus grandes, plus lumineuses et plus spacieuses", a déclaré la directrice de la communication de Fotocasa, Anais Lopez, citée par l'agence de presse Reuters.

En mars, l'Espagne a imposé l'un des confinements les plus stricts d'Europe, forçant une population connue pour passer du temps dans les parcs et les bars à rester chez elle.

Les Espagnols veulent un jardin

Alors que les loyers moyens en juillet en Espagne ont baissé de 0,8% par rapport à juin, ils étaient encore 7,9% plus élevés que l'année précédente, selon le site.

Environ 17% des locataires ont identifié l'accès aux espaces extérieurs comme leur principale priorité dans une nouvelle propriété, contre 11% avant la pandémie, a constaté Fotocasa. Les données publiés par le site d'annonces immobilières concurrent Idealista ont montré une tendance similaire chez les acheteurs potentiels de biens immobiliers.

Attrait pour les villages

"Le confinement et le développement du travail à distance en Espagne a entraîné un déplacement de la demande d'habitations, générant un intérêt croissant pour le logement dans les villages de moins de 5.000 habitants", peut-on lire mardi dans un communiqué d'Idealista.

Entre janvier et juin, la part des personnes à la recherche de propriétés dans ces villages serait ainsi passée de 10,1% à 13,2%.

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