Les mères célibataires touchées de plein fouet par le surrendettement

Les mères célibataires touchées de plein fouet par le surrendettement©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 22 juillet 2019 à 07h05

Les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont très présentes dans les dossiers gérés par la Banque de France : 29% des femmes surendettées sont cheffes de famille monoparentale...

Depuis la mise en place du dispositif de traitement du surendettement, le 1er mars 1990, près de 4,5 millions de dossiers ont été déposés auprès des succursales du réseau de la Banque de France, soit en moyenne 155.000 dossiers par an...

D'après un rapport publié vendredi par l'établissement, les femmes figurent parmi les populations les plus fragiles. Elles représentent 54% des personnes dont le dossier a été examiné par une commission de surendettement en 2018, alors que, dans la population française, femmes et hommes sont à peu près en même nombre dans les tranches d'âge les plus concernées par le surendettement, c'est-à-dire de 18 à 64 ans.

La surreprésentation des femmes parmi les personnes surendettées a cependant diminué entre 2010 et 2016, passant de 56% à un peu plus de 54%. Au total en 2018, le nombre de femmes surendettées est en baisse de 32 % (soit de 45.000 personnes) par rapport à 2010.

Des cheffes de famille monoparentale

Mais les femmes sont plus présentes parmi les personnes surendettées qui sont orientées vers le "rétablissement personnel". Ce dispositif permet de gérer des situations où le débiteur n'a aucune capacité de remboursement, ce qui débouche sur un effacement total des dettes, détaille la Banque de France.

Les femmes qui élèvent seules leurs enfants sont très présentes : 29% des femmes surendettées sont cheffes de famille monoparentale, proportion à comparer aux 4,1% d'hommes chefs de famille monoparentale parmi les ménages surendettés. Une sanction logique, explique la Banque de France, alors que plus de 9,5% des femmes élèvent seules leurs enfants dans l'Hexagone, contre seulement 2,3% des hommes...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.