Les néobanques séduisent désormais 10% des Français

Les néobanques séduisent désormais 10% des Français©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 03 mars 2020 à 16h09

Parmi les Français clients d'une néobanque, 64% l'utilisent comme compte principal, selon une récente étude Deloitte.

Elles s'appellent Revolut, N26, Orange Bank ou encore Ma French Bank... Même si elles sont souvent méconnues du grand public, les néobanques (ou également appelées "banques mobiles") continuent de gagner du terrain en France, comme l'atteste le dernier baromètre du cabinet Deloitte intitulée "Les Français et les nouveaux services financiers".

Selon l'enquête réalisée fin 2019 par Harris Interactive auprès de 2.000 personnes représentatives de la population française pour le cabinet, les Français sont désormais 10% à se déclarer clients de ces néobanques.

Plus loin encore, 64% d'entre eux utilisent leur compte courant de néobanque comme compte principal (+16 points en un an), soit plus de 3 millions de Français ayant définitivement basculé leur vie financière sur mobile. "Il y a un point d'inflexion en termes d'usage", explique au 'Parisien' Julien Maldonato, associé conseil innovation au cabinet Deloitte, tout en soulignant une "croissance remarquable" des banques mobiles sur un an.

Des frais bancaires toujours attractifs

Le marché des néobanques se fait d'ailleurs de plus en plus encombré. Aujourd'hui, on dénombre précisément 26 banques mobiles présente dans l'Hexagone, dont Nickel, N26, Revolut, Lydia, Orange Bank, Ma French Bank, Shine ou encore Qonto. Si celles-ci sont parvenues à s'imposer, c'est tout d'abord pour leurs frais bancaires réduits (pour 43% des personnes sondées). En effet, chez N26 par exemple, l'offre de base avec une carte et un compte est gratuite.

Selon l'enquête, 43% des Français se disent également séduits par la simplicité de ces services bancaires, 41% louent la fluidité de l'application mobile et 36% les frais de retrait et de paiement réduits à l'international.

Les Français moins réticents à l'idée d'échanger avec un chatbot ?

Pour effectuer des opérations bancaires, l'étude souligne par ailleurs que le canal Internet mobile progresse, notamment pour les consultations du solde bancaire (+7% sur un an). Toutefois, les Français restent attachés aux agences bancaires, surtout pour les opérations "complexes", comme pour la demande d'un crédit (62%). D'ailleurs, 43% des sondés refusent toujours d'échanger avec un chatbot ou un hologramme. C'est tout de même 4 points de moins sur un an.

A noter que ces résultats sont à rapprocher de ceux de l'étude de KPMG, publiée fin janvier. Le cabinet avait recensé 3,5 millions de comptes actifs pour les néobanques, contre 2,6 millions en juillet 2019, soit une augmentation de près de 35% en six mois. Sur un an, la hausse est de 75%.

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