Les offres d'emploi retrouvent le niveau d'avant confinement

Les offres d'emploi retrouvent le niveau d'avant confinement
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Boursier.com, publié le mercredi 27 mai 2020 à 17h23

Mais les contrats sont plus précaires, avec une forte baisse des propositions de postes en CDI.

Le nombre d'offres d'emploi en ligne publiées la semaine dernière (du 18 au 24 mai) retrouve quasiment son palier d'avant la crise. Selon le point hebdomadaire livré par la Dares (ministère du Travail), il se situe à 97% du niveau pré-confinement.

"En dépit d'un jour férié, il dépasse ainsi le niveau atteint la semaine précédente (73%)", peut-on lire dans un communiqué. Cette embellie concerne presque tous les domaines professionnels. Les offres en ligne ont même doublé en une semaine dans les métiers de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration et alimentation, des services aux particuliers et de la santé.

Pas un retour à la normale

Pourtant, il ne s'agit pas totalement d'un retour à la normale. Cette hausse récente se fait au détriment des contrats à durée indéterminée (CDI), dont la part, qui était de 66% durant la semaine précédant le confinement, a atteint 57% entre le 11 et le 17 mai, puis 52% la semaine suivante, soit son niveau le plus bas depuis le début du confinement.

D'autre part, les métiers les plus qualifiés de l'industrie ainsi que ceux de la banque, de l'informatique et du commerce ne dépassent pas 70% de leur niveau pré-confinement.

Baisse des inscriptions à Pôle emploi

La situation se calme aussi sur le front des inscriptions à Pôle emploi. Pendant la période allant du 10 mai au 16 mai, 57.000 nouvelles demandes ont été enregistrées, en diminution de 33,2% par rapport à la même semaine de l'année précédente.

Sur les quatre dernières semaines, le nombre de demandes d'inscription recule également par rapport aux mêmes semaines de 2019 (-23,0%, données provisoires). "Ce repli est notamment lié à la baisse des inscriptions ayant pour motif une première entrée ou un retour sur le marché du travail. Il provient également du faible nombre de sorties observé durant les premières semaines du confinement et qui se répercute en moindres réinscriptions les semaines suivantes", détaille la Dares.

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