Les programmes audiovisuels français s'exportent bien

Les programmes audiovisuels français s'exportent bien©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 07 septembre 2020 à 14h45

Les ventes ont bondi de 12,8% cette année, avec de jolis succès pour l'animation, les documentaires et la fiction.

Animation, documentaires, fictions... En 2019, les ventes de programmes audiovisuels français à l'étranger ont bondi de 12,8% à 195,6 millions d'euros, selon le bilan annuel publié lundi par TV France International (TVFI) et le Centre national du cinéma (CNC).

Preuve de cette bonne santé, les ventes de droits monde ont triplé en cinq ans et atteignent le niveau record de 42,3 millions d'euros, grâce au succès des plateformes mondiales, comme Netflix, Amazon Prime Vidéo ou Apple TV.

"Même si 2019 a été une bonne année pour l'export de nos oeuvres, la pandémie a durement touché toute l'industrie. Nous avons pris des mesures d'urgence exceptionnelles pour aider le secteur, et soutenir les sociétés de vente. Nous sommes maintenant dans le temps de la relance, dont l'export et l'international sont des piliers essentiels. Notre objectif : renforcer la place des oeuvres françaises sur tous les marchés et les plateformes", commente Dominique Boutonnat, le président du CNC, dans un communiqué.

Savoir-faire français dans l'animation

Avec des ventes en hausse de 12,1% à 77,4 millions d'euros, l'animation française atteint un nouveau record historique à l'export et représente 40% des ventes tous genres confondus. Les Etats-Unis sont le premier acheteur d'animation française, intéressés comme d'autres pays par des programmes tels que "Molang" et "Simon" ou "Miraculous : les aventures de Ladybug et chat noir".

Le documentaire a également le vent en poupe, avec des ventes qui atteignent 44 millions d'euros (+44% par rapport à 2018), leur plus haut niveau historique. "Fruit d'un savoir-faire reconnu, les productions françaises intéressent une grande diversité d'acheteurs : diffuseurs publics, privés, généralistes et thématiques et plateformes", peut-on lire dans le communiqué.

La fiction ralentit un peu

Le deuxième genre à l'export reste la fiction avec 46,4 millions d'euros. Malgré un léger repli de 6% par rapport à 2018, il se maintient à un de ses niveaux les plus élevés de la décennie, dopé notamment par le succès de séries comme "Le bureau des légendes", "Léna, rêve d'étoile", ou "Philarmonia"

Profil des acheteurs

En 10 ans, le profil des acheteurs des programmes a changé. L'Europe occidentale, qui représentait près de 60% des ventes en 2010, a vu sa part réduite et plus de 50% des ventes proviennent du reste du monde depuis 2016. L'étude permet notamment de montrer la croissance continue des ventes vers la Chine et les Etats-Unis.

Les exportateurs témoignent d'une exigence de plus en plus importante, de manière générale, de tous les diffuseurs en matière de droits et d'exclusivité. Elle complexifie la pratique contractuelle et réduit la possibilité de fenêtrage des ventes, challengeant les métiers de la distribution.

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