Les rentrées fiscales continuent d'augmenter dans la zone OCDE

Les rentrées fiscales continuent d'augmenter dans la zone OCDE
OCDE, bâtiment france

Boursier.com, publié le jeudi 23 novembre 2017 à 14h53

Les recettes fiscales ont encore augmenté l'an passé dans les pays de l'OCDE, sous l'effet principalement de l'impôt sur le revenu. L'organisation observe que les niveaux d'imposition poursuivent la hausse amorcée depuis le point bas touché en 2009 en pleine crise financière.

Les impôts sur les biens et services, y compris la TVA, ont pour leur part légèrement diminué, alors que les recettes de la fiscalité des entreprises et de l'immobilier sont restées globalement stables.

Le Danemark en tête

L'OCDE indique que la pression fiscale dans ses pays membres, dans laquelle elle inclut les cotisations sociales, a représenté l'an passé en moyenne 34,3% de leur produit intérieur brut (PIB), soit 0,3 point de plus qu'en 2015. Ce taux, qui progresse pour la septième année consécutive, constitue un nouveau plus haut depuis 1965, quand l'Organisation de coopération et développement économiques a commencé à compiler ces données.

Au niveau des pays, le Danemark conserve la première place avec un taux de prélèvements de 45,9% du PIB, stable par rapport à 2015, devant la France (45,3%, +0,1 point) et la Belgique (44,2%, -0,6 point).

Le Mexique (17,2%, +1,0 point), le Chili (20,4%, +0,1 point) et l'Irlande (-0,1 point à 23,0%) restent en bas du classement. La plus forte variation enregistrée l'an passé concerne la Grèce, dont le poids des rentrées fiscales a bondi de 2,2 points à 38,6% du PIB, quand celui-ci est resté stable.

Paris dans la moyenne

Par catégories, et selon des données seulement disponibles pour 2015, la part de l'impôt sur le revenu des particuliers dans les rentrées fiscales a augmenté de 0,3 point à 24,4% dans les pays de l'OCDE et celle de l'impôt sur les bénéfices de sociétés est restée quasi stable (+0,1 point à 8,9%).

Celle des cotisations sociales a reculé de 0,2 point, à 25,8% et celle de la TVA a à peine évolué (-0,1 point à 20,0%).

La France se situe très près de la moyenne de l'OCDE pour les taxes sur les biens et services (11,0% du PIB) et l'impôt sur le revenu (8,5%).

Mais elle est sensiblement en dessous de la moyenne s'agissant de l'impôt sur les sociétés (2,1% du PIB contre une moyenne OCDE à 2,8%) et conserve de très loin la première place pour les cotisations sociales (16,8% du PIB, soit -0,1 point, contre une moyenne de 9,0%).

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